Dites NON au massacre de millions d'animaux classés esod pour 2026-2029

Actualité

Renard roux, martre, fouine, belette, pie, geai des chênes, corneille, corbeau et étourneau pourraient continuer à faire l’objet de destructions massives et souvent injustifiées. Participez à la consultation publique avant le 30 juillet, demandons ensemble une réforme en profondeur de la règlementation Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD). Ce système, injuste et inefficace, repose sur une logique de destruction systématique plutôt que sur des solutions durables et respectueuses de la biodiversité. C'est inadmissible et votre voix compte pour faire évoluer les choses.
La LPO BFC vous donne quelques clés sur la situation en Bourgogne-Franche-Comté.

Pourquoi cette mobilisation est essentielle ?

Le ministère de la Transition écologique a ouvert une consultation publique sur le futur classement des Espèces dites "susceptibles d’occasionner des dégâts" (ESOD) pour la période 2026-2029. Le projet d’arrêté prévoit le maintien du classement de neuf espèces sauvages sur la liste nationale des ESOD. Concrètement, cela autoriserait, pendant 3 ans encore, des mesures de destruction sur de vastes territoires, parfois sans limite réelle ni justification suffisante.

Les espèces concernées : Renard rouxMartreFouineBelette d'EuropePie bavardeGeai des chênesCorneille noireCorbeau freux et Étourneau sansonnet.

À la LPO, nous dénonçons depuis des années l’absurdité d’une réglementation à charge, où les espèces sont présumées coupables sans preuve. Les études montrent que cette approche :

  • ne réduit pas les dégâts,
  • génère des destructions systématiques, inefficaces et coûteuses,
  • cible des espèces clés pour les écosystèmes, 
  • ignore des alternatives qui existent,
  • privilégie des solutions létales à la prévention.

Découvrir les arguments nationaux publiés par la LPO France 

Les incohérences locales à dénoncer en Bourgogne-Franche-Comté

En Bourgogne-Franche-Comté, notre association s’est faite avocat de la défense chaque fois qu’elle l’a pu dans les échanges qui se sont tenus en fin d’année 2025 au niveau départemental sous l’égide des services de la préfecture.  Comme vous pouvez le constater à la lecture du tableau en pied de page, la situation reste très variable d’un département à l’autre, sans que cela puisse s’expliquer de manière logique, illustrant bien les incohérences du système actuel.

 

En complément de l’argumentation générale transmise par la LPO France, voici les éléments pouvant être mis en avant concernant la Bourgogne-Franche-Comté à la lecture du projet d’arrêté :

Le renard roux : un allié écologique, véritable bouc émissaire

Même si des restrictions significatives figurent dans le projet pour l’Yonne, nous ne pouvons que déplorer que les services rendus par le renard aient été, une fois de plus totalement ignorés à l'échelle de la région où il est classé sur les 8 départements. Alors même que l’expérimentation CARELI menée dans le Doubs prouve que les densités de renards ne diminuent pas là où il est classé ESOD ( cf publication scientifique) et que, sans surprise, elle en arrive à la conclusion que la limitation des dommages passe par une bonne protection des poulaillers... !

Les corvidés : des persécutions sans fondement

Les études récentes montrent que leur destruction n’a aucun impact sur les dégâts supposés. Pourtant, ils restent classés ESOD dans tous les départements de BFC, avec même une régression : le corbeau freux est désormais concerné sur l’ensemble de la Haute-Saône, y compris dans les communes au-dessus de 500 m d’altitude, alors qu’il en était exclu sur le précédent arrêté.

Des espèces injustement ciblées

Parmi les autres espèces que nous contesterons devant le Conseil d’Etat si le projet est validé en l’état, on peut citer en Bourgogne-Franche-Comté le cas de :

  • la pie bavarde (Saône-et-Loire, Nièvre) : aucun élément n’est donné sur les moyens alternatifs mis en œuvre pour prévenir d’éventuels dégâts et l’état des populations ne fait pas apparaître de risque de dommages supérieurs à ceux constatés sur la période 2023 2026 qui s’élèvent à 0 € en Saône-et-Loire !
  • la martre des pins (Saône-et-Loire) : seul département où elle reste inscrite malgré la décision du Conseil du 13 mai 2025 qui avait imposé son retrait de la liste des ESOD dans l’ensemble des départements où elle avait été inscrite.
  • l'étourneau sansonnet (Saône-et-Loire) : classé malgré le fait qu’aucun dégât n’ait été imputé à l’espèce sur la période 2023-2026 ! Là encore, le dossier présenté ne donne aucun élément sur les mesures alternatives mises en œuvre pour éviter leur destruction... !
  • la fouine (Territoire de Belfort) : malgré des dégâts minimes, l'espèce reste toujours classée ESOD.

Je donne un avis DEFAVORABLE avant le 30 juillet

Que faire pour agir ?

Participez à la consultation publique avant sa clôture le 30 juillet :  je donne mon avis iciPour que votre avis soit comptabilisé, il est essentiel que votre contribution soit nominative et personnalisée par exemple avec un court argumentaire adapté à votre département ou votre région.

Personnalisez votre contribution :

  • Soutenez les arguments nationaux de la LPO (inefficacité de la réglementation, logique de destruction)
  • Mettez en avant les incohérences locales (ex. : "En Saône-et-Loire, la pie bavarde est classée ESOD alors qu’aucun dégât n’a été recensé !")
  • Exigez des solutions alternatives et non létales et encouragez des actions de prévention

Partagez cet appel autour de vous : plus nous serons nombreux, plus notre voix portera ! Chaque avis compte. Plus nous serons nombreux à nous exprimer, plus nous pourrons peser pour faire évoluer un système inefficace et contraire aux enjeux de biodiversité, qui ignorent les réalités scientifiques.

Je donne un avis DEFAVORABLE avant le 30 juillet

 

 

Documents à consulter

Comparatif classement ESOD 2023-2026 BFC
PDF - 103 kB