Dans le cadre d’une étude de l’impact du dérangement humain sur les oiseaux, un enclos temporaire fermant l’accès aux promeneurs a été dressé sur 1 hectare boisé. Au sein de cet enclos et aux alentours, des chenilles en pâte à modeler ont été disposées à proximité des chemins ou en retrait de ceux-ci.
L’objectif ? Evaluer le pourcentage de prédation des oiseaux sur ces fausses chenilles à l’intérieur et à l’extérieur de l’enclos. Le but est de déterminer si la proximité des oiseaux aux chiens et humains impacte leur comportement dans un contexte de parc urbain.
Comment ça marche ? Les oiseaux attaquant les « chenilles » se rendent compte de leur erreur et lâchent leur fausse proie, laissant une marque de bec qui est ensuite identifiable.
Les résultats permettront de déterminer ou non l’importance de petites zones de quiétude pour une meilleure coexistence entre humains et faune sauvage.
Nous avions déjà mené une première session d'étude l'an dernier ! Pour en découvrir le bilan cliquez ici
La pâte à modeler utilisée respecte des normes européennes de non-toxicité et ne pose pas de danger pour les oiseaux.
Cette expérience est réalisée dans le cadre du projet LIFE Biodiver-Cité et Résilience porté par Bordeaux Métropole.
Un enjeu pour la biodiversité
La biodiversité fait face à de nombreuses pressions générées par nos activités au sein de la métropole bordelaise, responsables d’un dérangement des espèces présentes et de leur déclin sur le territoire. Depuis 2017, Bordeaux Métropole mène un programme d’actions de restauration écologique nommé Biodiver’Cité et Résilience pour favoriser le maintien et le retour des espèces et des milieux, sources de nombreux bénéfices offerts par la biodiversité à notre société.