Condamnés sans preuve : rendons-leur justice !

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Vous y croyez ? L’État autorise à tuer 1,7 million d’animaux sauvages utiles à la nature chaque année.

Geai des chênes - Crédit photo : WildMedia

Tous les trois ans, l’État classe certains animaux sauvages comme « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », dites ESOD.

Derrière ce terme administratif, une réalité brutale : ces animaux peuvent être tués par tir, piégeage ou déterrage, parfois toute l’année, sans preuve suffisante de leur responsabilité dans les dégâts qui leur sont reprochés.

En 2023, la LPO lançait la campagne « Présumés coupables » pour dénoncer cette injustice. Grâce à la mobilisation de ses donateurs et de ses partenaires, une première victoire a été obtenue devant le Conseil d’État en mai 2025 : la Martre des pins a été retirée du classement ESOD dans tous les départements concernés, et 26 autres classements locaux ont été annulés ou restreints.

Mais aujourd’hui, l’État persiste et revient en arrière.

Son projet d’arrêté 2026-2029 prévoit de réintégrer la Martre au classement dans plusieurs départements et de maintenir 9 espèces sauvages dans ce système de mise à mort absurde : Martre des pins, Renard roux, Fouine, Belette d’Europe, Corneille noire, Corbeau freux, Pie bavarde, Étourneau sansonnet et Geai des chênes.

Pourtant, les études récentes sont claires :

  • tuer ces espèces ne réduit pas durablement les dégâts ;
  • cette politique coûte jusqu’à 8 fois plus cher que les dommages déclarés ;
  • les déclarations sont souvent imprécises et peu vérifiées ;
  • ces animaux participent aux équilibres naturels ;
  • des solutions de cohabitation efficaces existent.

Face à ce retour en arrière, la LPO se mobilise à nouveau pour analyser le projet d’arrêté, mobiliser les citoyens et préparer de nouveaux recours devant le Conseil d’État.

Découvrez la campagne complète “Condamnés sans preuve” et les actions de la LPO pour défendre ces 9 espèces.

JE SOUTIENS LA LPO

Consultation publique : dites non au projet d’arrêté 2026-2029

Jusqu’au 30 juillet, chacun peut participer à la consultation publique et donner un avis défavorable au projet d’arrêté ESOD 2026-2029.

Votre action compte pour défendre une autre voie : comprendre, prévenir, cohabiter.

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