La découverte d’un animal sauvage en détresse n’est pas anodine et peut être source d’incertitudes et de stress.  

Face à un animal sauvage, le réflexe d’intervenir est naturel. Malheureusement certaines actions, même bien intentionnées, peuvent avoir de réelles répercussions sur l’état et le futur de l’animal : mieux vaut ne pas se précipiter, prendre le temps d’observer et d’analyser la situation avant toute intervention.  

Aussi, beaucoup d’animaux dont l’état ne nécessitait pas une réelle convalescence, particulièrement des jeunes, sont confiés à tort à des centres de sauvegarde, malgré toute la bienveillance de leurs découvreurs. 

La captivité, quelle qu’elle soit, même en centre de soin représente un stress important pouvant être néfaste pour un animal sauvage.      

Il est important de déterminer de quelle situation il s’agit afin d’adopter les comportements appropriés : détresse ou non ? prédation ? un juvénile en émancipation ? collision avec une vitre ? etc. 

Voici quelques indices qui ne trompent pas : 

  • Des signes de blessures : sang, plaie, asymétrie des ailes, boiterie, présence de mouches ou de pontes d’insectes… 
  • Des signes de faiblesse : reste prostré, couché, yeux mi-clos, plumage ou pelage ébouriffé 
  • Des signes de pathologie : présence de vésicules, de croûtes, yeux infectés, troubles neurologiques (tremblements, perte d’équilibre, difficultés à tenir sa tête), des difficultés respiratoires… 
  • L’animal réagit peu ou pas à votre présence  

           

© Centre de soins LPO Aquitaine  

⚠ Entre mars et septembre, un oiseau au sol, ne volant pas mais ne présentant aucun signe de détresse (blessures, faiblesses) est probablement un juvénile en émancipation ! Voir la section « jeune animal » 

Dans tous les cas, ne vous improvisez pas soigneur animalier et ne tentez pas de nourrir ou d’hydrater un animal sans les conseils d’un centre de soin, au risque d’aggraver la situation (hypothermie, fausse route).   

Outre la juridiction, garder un animal sauvage chez soi l’expose à plusieurs risques :   

  • Aggravation de son état général due au stress de l’intervention, en l'absence de soins et de structures spécialisés 
  • Malnutrition voire dénutrition due à une alimentation inadaptée, pouvant entraîner des séquelles importantes lors du développement du jeune animal (malformations, défaut de plumage)   
  • Imprégnation,  familiarisation voire dépendance de l’animal à la présence humaine, perte de l’instinct sauvage et difficultés à survivre en milieu naturel  

 

Vous pourrez retrouver l’ensemble des conseils LPO en consultant :

Nous vous remercions de votre bienveillance et de votre compréhension. 

 

 

dernière mise à jour : 23 avril 2026

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