Reconnaissable à son plumage brun-olive finement strié, sa poitrine claire et son dos marqué de larges rayures sombres, il affectionne notamment les prairies, les landes, les tourbières et les pelouses. Il y parcourt le sol à la recherche d’insectes, de chenilles ou de vers de terre, qu’il complète par des graines en automne et en hiver.
Mais ce discret habitant de nos campagnes se fait de plus en plus rare. Depuis les années 1980, ses effectifs ont diminué de 80% et l’espèce est aujourd’hui considérée comme vulnérable sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France. En cause notamment : la disparition de ses ressources alimentaires, directement liée à l’usage des pesticides. Et son déclin est loin d’être un cas isolé : en France, les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont diminué de 32,5% depuis 2001.
Les oiseaux sont de précieux indicateurs de l’état de santé de nos écosystèmes. Leur déclin est donc un signal d’alarme. Alors que nous connaissons les effets des pesticides sur la biodiversité et notre santé, l’Europe envisage pourtant d’affaiblir encore leur encadrement avec l’« Omnibus pesticides », un projet de texte législatif qui menace de supprimer plusieurs garde-fous censés nous protéger.
Parce qu’un système agricole et alimentaire vertueux et plus respectueux du vivant est possible, la LPO est signataire, aux côtés d’une centaine d’organisations, de l’appel à mobilisation les 10 et 11 octobre contre cet Omnibus et vous invite à vous mobiliser.