La LPO et la CEC ont officialisé, ce mardi 3 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, un partenariat visant à accélérer la transition écologique des entreprises. Cette convention a été signée par Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, et Éric Duverger, fondateur de la CEC, en présence d’Anne Le Strat, directrice générale déléguée de l’OFB et d’Olivier Thibault, directeur général de l’OFB, qui organisait son 6e Forum Biodiversité et Economie.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte d’urgence écologique, alors que le dernier rapport de l’IPBES consacré aux entreprises et à la biodiversité souligne leur dépendance au vivant, les impacts de leurs activités sur les écosystèmes et la nécessité de transformer les modèles économiques. C’est dans cette perspective que la LPO et la CEC ont souhaité unir leurs expertises : la CEC accompagne les dirigeants dans l’évolution de leurs modèles économiques face aux défis environnementaux et sociaux, tandis que la LPO les conseille pour réduire leur impact sur la biodiversité et mettre en œuvre des actions concrètes.
Diagnostic écologique, gestion et restauration des espaces, réduction des impacts des infrastructures ou sensibilisation des salariés : nombreux sont les leviers d’action et ils peuvent être adaptés aux réalités de chaque entreprise.
Du constat scientifique à l'engagement collectif
La nécessité de traduire les conclusions de l’IPBES en actions concrètes était également au cœur du Temps des décideurs, organisé le 3 novembre dans le cadre du Forum. Cette séquence a réuni plus de 30 représentants des entreprises, des pouvoirs publics, du secteur financier, de la société civile autour des moyens de transformer les enseignements scientifiques en décisions et en pratiques. La LPO était associée à ces travaux par la présence de son président Allain Bougrain Dubourg.
À son issue, les participants ont porté une déclaration commune en soutien aux messages clés du rapport de l’IPBES. Ils y réaffirment notamment le rôle central de la science pour éclairer les décisions, la nécessité de transformations du monde économique et l’importance de renforcer les coopérations entre acteurs pour créer les conditions d’une action efficace en faveur de la biodiversité.
Les entreprises dépendent du vivant et peuvent contribuer, à des degrés divers, aux pressions qui s’exercent sur lui. Avec la CEC, nous voulons les accompagner pour passer des engagements aux actes et faire de la protection du vivant une réalité au plus près du terrain.