La Gallicolombe des Marquises est un oiseau terrestre trapu de l'Archipel polynésien du même nom. Uniquement présente sur les îles inhabitées de Hatu taa et Fatu Uku, elle occupe les zones arbustives riches en graminées et les maquis où elle se reproduit et se nourrit de graines et d’insectes.
L’espèce qui arbore un plumage gris sur la tête, le cou et la poitrine et marron sur le reste du corps avec des tons roux sur le dos et les ailes, est ainsi reconnaissable aux couleurs contrastées de son plumage.
À l’approche d’un danger, la Gallicolombe des Marquises qui mesure 20 centimètres, court au lieu de s’envoler. Un comportement qui la rend vulnérable à la prédation des rats introduits involontairement par les humains sur les deux îles où l’espèce est endémique. Résultat : la taille de la population est aujourd’hui estimée à moins de 250 individus. Classée « En danger » sur la liste rouge mondiale des espèces menacées, elle bénéficie d’un programme européen de conservation lancé cette année : le LIFE OVERSEAS.
Coordonné par la LPO en étroite collaboration avec La Société d’études ornithologiques de La Réunion (SEOR), Le Groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane (GEPOG), Le Conservatoire du Littoral (CdL) de Guyane, Bird Conservation New Caledonia (BCNC) en Nouvelle Calédonie et La Société d’Ornithologie de Polynésie (SOP Manu), ce projet ambitieux déployé sur 6 ans porte sur 4 territoires ultramarins : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, La Réunion, la Guyane française et vise à protéger 15 espèces d’oiseaux.