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Gorgebleue à miroir posées sur la branche d'une ronce

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) – Crédit photo : Fabrice Cahez

La Gorgebleue à miroir est un passereau de la taille du Rougegorge familier qui vit dans les zones humides. Reconnaissable au plastron, orné chez le mâle d’un bleu vif, bordé d’une bande de couleur noire et souligné d’un croissant roux, la gorgebleue doit son nom au petit miroir blanc bien visible au centre de la gorge chez les oiseaux présents en France.

Migrateur partiel, cet insectivore peut être observé sur notre territoire tout au long de l’année. En ce moment et jusqu’à la fin de la saison des amours en septembre, il est possible de l’apercevoir sur les côtes de la façade atlantique, du Nord à la Charente-Maritime, ainsi que dans l’arrière-pays. Le reste de l’année, il occupe les zones humides du littoral méditerranéen. En effet, si la majorité des oiseaux nicheurs quittent l’Hexagone à l’automne pour hiverner dans la péninsule Ibérique, en Afrique du Nord et en Afrique subsahélienne, quelques individus séjournent cependant dans le sud du pays.

Les prés-salés littoraux, les marais, les fossés vaseux, les rives de cours d’eau et les roselières lui assurent le gîte et le couvert. Toutefois, en raison de la disparition de ces milieux, certains individus s’installent désormais dans les cultures de colza où la femelle peut également construire son nid au sol ou à faible hauteur, camouflé dans la végétation. Elle y pond 4 à 6 œufs au printemps, couvés pendant environ deux semaines, après quoi les deux parents nourrissent les jeunes jusqu’à leur envol.

Classée en préoccupation mineure sur la liste rouge de l’UICN au niveau mondial et en France, la Gorgebleue à miroir bénéficie d’une protection totale sur le territoire français. Elle demeure néanmoins menacée par l’élévation du niveau de la mer et l’érosion marine, l’artificialisation des terres, le drainage des marais et la récolte précoce des parcelles qui entraîne alors la destruction des nichées.

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