Un programme adapté aux territoires ultramarins
Depuis 2021, la LPO travaille avec ses partenaires ultramarins afin d’adapter le dispositif des Refuges aux spécificités écologiques locales, notamment les 15 gestes favorables à la biodiversité.
Ce travail a d’abord été mené à La Réunion avec la Société d’études ornithologiques de La Réunion (SEOR). Il a permis l’ouverture, en février 2024, du premier Refuge LPO Péi au Mascarin Jardin Botanique de La Réunion.
Depuis, l’île compte plus de 80 Refuges LPO Péi, réunissant particuliers, entreprises et collectivités, pour près de 50 hectares d’espaces favorables à la biodiversité.
Les May’Refuges LPO prennent forme
À Mayotte, l’adaptation du programme a débuté en 2022 avec deux sites pilotes : le Gîte de Milha et le parc de la pointe Mahabou.
Ce travail a permis de créer des outils spécifiques à l’archipel :
- Une charte de bonnes pratiques adaptée,
- Deux livrets sur la faune et la flore de Mayotte,
- Un dépliant pour la plateforme participative Faune-Mayotte,
- Un panneau May’Refuges LPO personnalisé,
- Un poster « Oiseaux des jardins de Mayotte ».
Grâce au soutien du ministère en charge de l’environnement et du Groupe d’Actions Locales de Mayotte, le réseau est désormais ouvert à l’ensemble des entreprises, établissements et collectivités de l’île.
Le Jardin Maoré, premier May’Refuges LPO de l’île
En rejoignant le réseau des Refuges LPO, le Jardin Maoré affirme sa volonté d’accueillir, de protéger et de favoriser la biodiversité locale, plus particulièrement l’avifaune, au cœur d’un site naturel remarquable et à adopter 15 gestes favorables à l’accueil de la biodiversité.
Ce site naturel abrite déjà plusieurs initiatives menées avec le GEPOMAY :
- La création d’un sentier d’observation de la faune,
- L’installation de nichoirs,
- Des actions de sensibilisation et de valorisation du patrimoine naturel.
L’inauguration s’est déroulée en présence de Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, et de Cédric Marteau, directeur général du pôle Protection de la nature. Une conférence grand public consacrée à l’avifaune du site de N’Gouja a également été organisée.
Un site naturel au cœur du projet
La zone concernée correspond à la pointe Rassi, une forêt littorale de 4,56 hectares riche en espèces animales et végétales.
Parmi les premières actions prévues :
- La création d’un sentier pédagogique,
- L’arrachage d’espèces végétales exotiques envahissantes,
- Le nettoyage des déchets.
Le site est intégré au réseau pour cinq ans, avec un suivi scientifique assuré par le GEPOMAY.
Prochaine étape : les Antilles
La LPO prépare également le déploiement du programme Refuges LPO dans les Antilles. En 2026, elle travaille avec l’association AMAZONA en Guadeloupe pour adapter le dispositif au contexte local, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité.