Depuis 1970, les trois quarts des effectifs de mâles chanteurs ont disparu. En 2026, leur nombre est estimé à seulement 130 en France. Un déclin qui révèle la fragilité des milieux naturels dont dépend cet oiseau.
Pour se reproduire, le Butor étoilé a besoin de vastes roselières inondées, de niveaux d’eau adaptés, de nourriture et de tranquillité. L’assèchement des marais, la dégradation des habitats ou les dérangements pendant la nidification compromettent sa reproduction. Plus largement, 50 % des zones humides ont disparu dans notre pays depuis les années 1960.
Ces milieux sont pourtant essentiels. Ils accueillent une biodiversité remarquable, contribuent à la qualité de l’eau, atténuent les crues et limitent les effets des sécheresses. La protection du Butor étoilé est donc indissociable de celle des zones humides, dont dépendent de nombreuses autres espèces.
Le nouveau Plan national d’actions 2025-2034, animé par la LPO, vise à enrayer ce déclin. Il associe le suivi de l’espèce, la protection de ses sites de reproduction et la restauration des habitats favorables.
Concrètement, les équipes de la LPO et leurs partenaires repèrent les mâles chanteurs grâce aux suivis scientifiques et aux enregistreurs acoustiques, protègent les secteurs de nidification et travaillent à acquérir, restaurer et recréer des roselières. L’adaptation de la gestion de l’eau et la mobilisation des propriétaires et gestionnaires de marais sont également déterminantes pour inscrire ces efforts dans la durée.
La LPO lance un appel aux dons pour soutenir ces actions et contribuer à préserver, avec ses partenaires, les roselières indispensables au Butor étoilé et à la biodiversité des zones humides.