Très tôt, il s’est montré de la trempe de Rachel Carson, qui en 1962 a publié « le printemps silencieux » alertant sur les conséquences de l’usage des pesticides sur la faune (le DTT à l’époque, de triste mémoire). Maarteen a mené lui aussi un combat scientifique et déterminé contre les pesticides en lançant de nombreuses alertes. Il a piloté de nombreuses études sur le sujet de la disparition de la faune et surtout des insectes à cause de l’usage des pesticides systémiques dits néonicotinoïdes en agriculture productiviste.
Je pense que j'ai dû me réveiller vers le milieu des années 2000. Un jour, alors que je marchais près de chez moi, dans la garrigue, je me suis demandé où étaient passés les insectes, car il me semblait qu'il y en avait beaucoup moins qu'avant. Et puis j'ai réalisé qu'il y en avait aussi de moins en moins collés sur le pare-brise et la calandre de ma voiture. Presque plus, en fait.
Maarten Bijeleveld van Lexmond Biologiste engagé
Le groupe de travail international qu’il met en place, constitué d’une cinquantaine de scientifiques devient le TFSP pour Task Force on Systemic Pesticides. Leurs conclusions sont alarmantes et sans appel : Les molécules toxiques de ces pesticides, 5 000 à 10 000 fois plus toxique que celle du célèbre DDT dénoncé par Rachel Carson, sont la cause de cet effondrement des populations d’insectes et donc d’oiseaux mais affectent également toute la faune présente dans les sols. « Les milieux agricoles et naturels sont menacés » est la sentence qui conclut ce travail conduit par Marteen Bijeleveld van Lexmond.
La LPO s’est souvent inspiré des travaux de cet infatigable pionnier. Nous pensons à ses proches et à tous ceux qui ont accompagné ses combats et les portent encore !
Christian Pacteau et Philippe de Grissac