Consultation publique sur le loup : dites NON à la banalisation des tirs de destruction !

Actualité

Le gouvernement soumet à consultation publique un projet d'arrêté qui assouplit encore les conditions de destruction des loups en France. Tirs de défense sur simple déclaration, interventions facilitées de la louveterie, tirs de prélèvement élargis… le loup sera de plus en plus exposé aux tirs létaux. La LPO appelle à s'opposer à ces nouvelles dispositions. 

Loup dans la nature

Loup (Canis lupus) — Crédits photo : Ondrej Prosicky

Si le loup (Canis lupus) conserve officiellement son statut d'espèce protégée en France, ce projet d'arrêté traduit de nouveaux assouplissements facilitant sa destruction, issus de la loi d'urgence agricole adoptée en août 2026. 

Voici les évolutions les plus préoccupantes :

  • Des tirs de défense sur simple déclaration, pour tous les troupeaux et dans toutes les communes. 
  • Des interventions facilitées des lieutenants de louveterie, y compris sur des élevages non protégés en cas de dommages exceptionnels. 
  • Des tirs de prélèvement élargis, désormais possibles après des attaques répétées d'une meute sur un même troupeau.
  • L'utilisation de lunettes de visée thermiques par les chasseurs, sous certaines conditions. 
  • Des possibilités de tirs dans certains espaces protégés, notamment des cœurs de parcs nationaux et des réserves naturelles, sous conditions. 

Ces évolutions risquent de banaliser le recours aux tirs létaux, au détriment d'une véritable politique de coexistence et de la mise en place de solutions alternatives. 

 

La prévention doit primer sur la destruction

La LPO reconnaît les difficultés rencontrées par les éleveurs confrontés à la prédation. Mais multiplier les possibilités de tuer des loups ne constitue en aucun cas une réponse durable. La priorité doit rester la protection des troupeaux : chiens de protection, clôtures adaptées, gardiennage, regroupement nocturne et accompagnement des éleveurs. 

Les tirs létaux peuvent également perturber l'organisation sociale des meutes et leurs dynamiques territoriales. Leur efficacité à long terme pour réduire la prédation doit être évaluée scientifiquement, plutôt que présumée. 

Le maintien du statut d'espèce protégée ne doit pas devenir une « protection de façade ». La coexistence avec le pastoralisme exige des moyens de prévention, pas une multiplication des tirs ! 

 

Mobilisez-vous avant le 22 novembre !

La consultation publique est ouverte jusqu'au 22 novembre 2026.

La LPO appelle chacune et chacun à déposer un avis DÉFAVORABLE au projet d'arrêté.

 

Participez à la consultation publique