Le manque d’eau constitue une menace immédiate. L’assèchement rapide des flaques, fossés et petits points d’eau prive de nombreuses espèces (oiseaux, hérissons, insectes, amphibiens, etc.) de ressources essentielles pour s’hydrater, se rafraîchir ou abreuver leurs petits.
La LPO invite les particuliers, collectivités et gestionnaires d’espaces verts publics ou privés à agir dès maintenant en disposant de l’eau fraiche dans des récipients peu profonds, idéalement situés dans des zones ombragées, et de la renouveler régulièrement (notamment pour ne pas favoriser des sites à moustiques).
Les jeunes oiseaux nichant sous les toitures, notamment les martinets et hirondelles, sont aussi exposés à des températures extrêmes pouvant provoquer une sortie prématurée hors du nid. Si vous trouvez un oisillon ou tout autre animal souffrant de la chaleur, observez-le avant d’intervenir. Disposez près de lui de l’eau à température ambiante et placez-le si possible dans un endroit calme et ombragé. Contactez un centre de soins pour la faune sauvage ou la LPO pour obtenir des conseils. N’agissez pas sans accompagnement, car une mauvaise manipulation pourrait aggraver la situation.
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Des épisodes appelés à se multiplier
Cette chaleur inhabituelle dès la fin du mois de mai s’ajoute aux nombreux signaux témoignant de l’intensification du réchauffement climatique. La LPO rappelle l’urgence de préserver et restaurer les espaces de nature dans nos jardins, nos villes et par le biais des politiques d’aménagement sur l'ensemble du territoire, afin de permettre à la biodiversité comme aux humains de mieux résister aux fortes températures.
Beaucoup d’espèces sont déjà fragilisées par la dégradation de leurs habitats naturels et les impacts du changement climatique. En cas de chaleur exceptionnelle, des gestes simples peuvent réellement faire la différence pour la biodiversité.