Au fil de la balade, les échanges ont été nombreux entre débutants et observateurs plus aguerris, permettant à chacun de mieux comprendre les enjeux liés à ces espèces et à leurs habitats.
Plusieurs passereaux emblématiques ont été observés. La Fauvette grisette, fraîchement revenue de migration depuis l’Afrique a été repérée dans les haies et buissons. Discrète, au plumage brun-gris, elle se trahit souvent par son chant et niche à faible hauteur dans la végétation, soulignant l’importance des haies bien conservées.
Le Traquet motteux, lui aussi migrateur, a probablement été observé lors d’une halte sur son trajet. Reconnaissable à son contraste noir et blanc et à son croupion clair visible en vol, il fréquente les milieux ouverts où il se nourrit au sol. Sa présence rappelle le rôle du refuge comme zone de repos essentielle pour les oiseaux en migration.
Le Bruant jaune, espèce sédentaire bien installée sur le territoire a accompagné la sortie de son chant caractéristique. Facilement reconnaissable à son plumage jaune vif, il fréquente les haies et les milieux agricoles où il niche au sol ou dans la végétation basse.
Ces observations illustrent parfaitement le rôle du refuge de Niergnies, un espace capable d’accueillir à la fois des espèces présentes toute l’année et des oiseaux de passage, dépendants de ces milieux pour se reposer, se nourrir ou se reproduire.
Préserver cette diversité d’habitats, c’est donc soutenir l’ensemble du cycle de vie des oiseaux à l’échelle locale comme à l’échelle des grandes migrations.