La science est claire. Espèce relique de l'ère glaciaire, aux populations isolées et fragmentées dans les Alpes et les Pyrénées, le Lagopède alpin est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique, qui réduit son habitat d'altitude. Les prélèvements, même faibles, s'ajoutent à ces pressions et sont incompatibles avec la restauration de ses populations.
Fin d'une incohérence. Maintenir comme chassable une espèce en état de conservation défavorable était juridiquement intenable et scientifiquement injustifiable. Le projet de classement corrige cette anomalie.
Le droit a déjà tranché. Le 2 mars 2026, le Conseil d'État a enjoint la suspension de la chasse du Lagopède alpin, jugeant qu'elle n'est pas compatible avec les efforts de conservation de l'espèce.
Du provisoire au durable. La suspension prononcée par le Conseil d'État est temporaire (5 ans) et réversible. Le statut d'espèce protégée offre un cadre juridique stable et, permettra aussi d’agir sur son habitat, ce qui constitue une véritable avancée quand on sait que la dégradation de l’habitat, au-delà des effets du changement climatique, constitue une des raisons majeures du déclin de cette espèce d’oiseau emblématique de nos montagnes
Cette consultation publique est l’occasion de soutenir une décision déterminante pour protéger une espèce très sensible.
Sur la base des arguments ci-dessus (attention : il est important de ne pas faire de copier-coller), nous vous invitons à donner un avis favorable au projet d’arrêté ministériel visant à classer le Lagopède alpin sur la liste des espèces protégées sur le territoire national.