À Saint-Cyr sur Loire, l’enthousiasme au service des oiseaux (37)

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© LPO CVDL

« J’aimerais refaire la sortie au Lac du Der, je crois que ça se termine en novembre »

« Mais si, il faut que tu viennes faire une sortie avec moi, près du chemin de fer on peut voir le pic épeichette ! »

« Ah cette sortie à la Turballe, sortie en mer, tu pars le matin vers 8h30, puis ils balancent les sardines, on a vu les Fous de Bassans, des Mouettes de Sabine, incroyable… Je me rappelle une sortie là-bas on avait même vu un Goéland à bec cerclé ! »

« Tu sais on a commencé comme toi, on n’y connaissait rien, mais on apprend à observer, à écouter surtout, avec quelques moyens mnémotechniques on arrive bien à reconnaître les chants »

Ce mercredi 8 octobre, les discussions sont animées à la pause déjeuner. 8 bénévoles, certains habitués et plusieurs nouveaux, se sont joints à l’équipe de la LPO Centre-Val de Loire pour passer la journée à nettoyer et entretenir tous les nichoirs de la ville de Saint-Cyr-sur-Loire. En effet, depuis plusieurs années, la Mairie a signé un partenariat pour que des nichoirs soient installés dans tous les espaces verts de la ville. De joyeux retraités mais aussi des plus jeunes participent avec enthousiasme à cette opération nécessaire pour assurer la pérennité des installations mises en place et ainsi favoriser la reproduction des espèces.

Mésanges charbonnières, Mésanges bleues, Rouge queues, nichoirs fermés, nichoirs semi-ouverts, le dispositif est pensé et adapté pour accueillir plusieurs espèces dans les meilleures conditions. Hauteur de la pose, orientation du trou d’envol, mise en place de tasseaux autour des troncs d’arbre pour les protéger du fil de fer qui sert de système de fixation, chaque détail compte.

Jean-Michel Feuillet, salarié à la LPO CVDL, coordonne cette journée et accueille les bénévoles autour d’un café dès 8h30 afin de constituer des binômes qui se partageront la tâche en plusieurs secteurs. A 9h chaque équipe se met en mouvement en prenant soin de prendre dans chaque véhicule des tournevis, visseuse, pince coupante, escabeau (ou échelle pour les nichoirs les plus en hauteur !), et paire de gants.

Près d’une centaine de nichoirs et gîtes à chauves-souris sont à entretenir partout dans la ville. Chaque équipe a donc pour mission de les ouvrir, vider ceux qui ont été occupés durant l’année, repositionner ceux qui auraient bougé du fait d’intempéries, surélever ceux qui seraient trop bas, renoter au marqueur le numéro du nichoir quand il est effacé, ou encore allonger le fil de fer de fixation là où l’arbre se serait épaissi. Comme le dit Patricia, une des bénévoles : on protège les oiseaux, donc on doit bien protéger les arbres !

© Alain Bloquet

Bien sûr, toutes les informations sont soigneusement notées : si les nichoirs sont en bon état ou non, s’ils sont vides ou occupés, si des œufs n’ont pas éclos, si, malheureusement, des petits n’ont pas survécu… Toutes les annotations sont enregistrées afin de permettre une évaluation du dispositif et de l’adapter si besoin (déplacement de certains nichoirs par exemple). A chaque ouverture c’est la surprise, certains binômes sont plus chanceux que d’autres mais dans l’ensemble la majorité des nichoirs ont bien trouvé preneur et la petite couche de duvet au-dessus des nids de mousse et de brindilles montrent bien que plusieurs couvées ont abouti.

© Alain Bloquet

À la fin de la journée, de nouveaux liens se sont créés et d’autres se sont renforcés. On échange les coordonnées pour préparer des sorties afin d’aller à la rencontre de ce peuple fascinant, chanteur et enchanteur.

Ainsi, la protection du vivant rassemble, et de nichoirs en histoires, on se surprend à être pris par la passion de ces passionnés, à la découverte d’un monde !

Gaspard, bénévole LPO