Le Refuge de Gwenaëlle et Didier

Mobilisation citoyenne

Gwenaëlle Jégu et Didier Gilles dans leur jardin Refuge LPO, à Saffré ©L'Éclaireur de Châteaubriant

D'après un article publié par l’Éclaireur de Châteaubriant

C’est un havre de verdure niché au large d’Augrain, un peu à l’écart de la route qui mène de Saffré (Loire-Atlantique) à Puceul. C’est ici que Gwenaëlle Jégu et Didier Gilles ont transformé au fil des années leur jardin en refuge foisonnant pour l’avifaune, les insectes et tout ce qui contribue au fragile équilibre de l’écosystème local.

Une démarche respectueuse de l’environnement

« Dans notre petit jardin d’environ 300 m², nous laissons un maximum de place à la nature sauvage, en limitant la tonte et sans aucun traitement chimique », détaille Gwenaëlle tandis qu’une mésange bleue vient prendre son bain dans une poêle remplie d’eau de pluie lui servant de baignoire.

« J’en ai installé un peu partout dans le jardin. J’utilise d’ailleurs beaucoup d’objets de récupération pour confectionner des hôtels à insectes ou des perchoirs improvisés », précise Didier tout en jetant un coup d’œil au pinson en train de nicher dans l’érable.

La démarche se veut à la fois respectueuse de l’environnement et en harmonie avec la flore sauvage qui retrouve ses droits dans chaque îlot du jardin, conformément à la charte des Refuges LPO.

Une nature à redécouvrir

Au fil des saisons, c’est ainsi une ribambelle d’espèces d’oiseaux qui viennent peupler ce jardin enchanté. "Du troglodyte au pigeon ramier, en passant par l’inratable rouge-gorge ou les moineaux. Cet hiver, nous avons aussi eu la visite d’un tarin des aulnes. On peut aussi entendre le coucou ou le rossignol dans les environs."

Pour accueillir ses visiteurs, Gwenaëlle a également préparé des indications de plantes annotées sur de vieilles ardoises, ainsi qu’un espace documentaire pour expliquer le rôle des papillons, des abeilles sauvages ou des vers de terre.

« Pour la fête de la nature à laquelle nous nous associons chaque année, plusieurs thèmes nous ont séduits. Comme le fait de faire visiter son jardin à son voisin, ou l’incitation à se taire et à écouter la nature. » En un peu plus d’une heure de visite, le public est convié à s’immerger dans ce bain environnemental et sonore qui fait le quotidien de Gwenaëlle et de Didier. De quoi sans doute susciter un certain nombre de vocations !