Il fréquente les massifs forestiers associés à des prairies naturelles. Son territoire vital nécessite une dizaine d’abris protégés (vieux arbres creux, bosquets, cavités rocheuses, terriers abandonnés).
Carnivore, le Chat sauvage (Felis sylvestris) consomme surtout des rongeurs. Les proies secondaires sont constituées d’oiseaux, de jeunes lagomorphes et plus rarement d’amphibiens, de poissons et d’insectes. Excellent grimpeur, il chasse ses proies en forêt mais surtout à terre en terrains découverts, dans les clairières et les prairies. A l’aube et au crépuscule, Il pratique l’affût et l’approche. Sa bonne vue et son ouïe très fine lui permettent un taux de réussite de 50% dans ses attaques.
Espèce protégée
L’organisation sociale dépend de la répartition et de l’abondance des proies. Espèce territoriale, les rencontres entre plusieurs individus se font lors du rut à la fin de l’hiver. Après une gestation d’une soixantaine de jours, trois à quatre jeunes naissent dans un gîte à l’abri de la pluie. Seule la chatte s’occupe des petits qui la quittent après cinq mois. Les jeunes chats peuvent être des proies potentielles pour les mustélidés. Les principales causes de mortalité sont le trafic routier, la destruction des milieux, les hivers rigoureux, les maladies, la chasse et le piégeage bien que l’espèce soit intégralement protégée en France depuis 1976. Les croisements avec les chats errants domestiques risquent de faire disparaître les souches sauvages.
Comme tous les carnivores, le Chat sauvage joue un rôle extrêmement important pour l’équilibre des écosystèmes.
Fiche appartenant à la LPO Champagne-Ardenne / Louis Parisel