Photovoltaïque

La LPO mène des actions sur les centrales photovoltaïques au sol et flottantes ; celles-ci peuvent, en effet avoir des impacts sur les habitats naturels et la faune.

Par leur contribution à l’atteinte des objectifs climatiques, les centrales photovoltaïques sont souvent présentées comme un facteur positif pour l’environnement. Ainsi, les projets photovoltaïques envisagés sur des surfaces artificialisées (comme des parkings) ou en toiture sont réputés pour avoir très peu d’impacts sur la biodiversité (lorsque les toitures préexistent). Toutefois, lorsqu’ils sont développés au sol dans des zones naturels ou qu’ils se substituent à des espaces agricoles, ils contribuent à l’artificialisation des sols sur des surfaces parfois importantes, altèrent les habitats et les continuités écologiques, et modifient durablement la composition des cortèges floristiques et faunistiques.

Sur des terrains présentant peu d’intérêt écologique, la mise en œuvre de mesures de gestion de la végétation adaptées et pérennes peut conduire à une amélioration de l’environnement local, notamment entre les rangées de panneaux. Au contraire, le défrichement, le terrassement, le compactage des terres, l’ombrage des panneaux et les clôtures impacteront durablement le fonctionnement des écosystèmes sensibles.

C’est pourquoi la LPO accompagne la filière photovoltaïque vers une meilleure prise en compte de la biodiversité dans le développement et l’exploitation de ses projets et est défavorable à l’implantation de centrales solaires au sol dans les zones naturels ou en substitution d’espaces agricoles.

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dernière mise à jour : 20 avril 2021