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Cerceris arenaria mâle

Cerceris arenaria mâle © Yvan Barbier

Qui se cache donc sous ce nom ?

Les Cerceris sont des Hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis, ichneumons...) Sphéciformes : ils ont l'aspect de petites guêpes mais sont en fait plus proche des abeilles que des guêpes vraies.

Le genre Cerceris compte 26 espèces en France, dix sont actuellement connues en Ile-de-France : arenaria, buprestida, flavilabris (apparemment en limite d'aire de répartition en Ile-de-France et Haute-Normandie), interrupta, quadricincta (espèce moins abondante dans la moitié nord du pays), quadrifasciata, quinquefasciata, ruficornis, rybyensis (très largement répandu et commun en France) et sabulosa.

Cerceris quinquefasciata mâle

Cerceris quinquefasciata mâle © Yvan Barbier / LPO Île-de-France

Comment les démasquer ?

Les Cerceris se reconnaissent aisément à leur coloration noire et jaune et à la forme de leur abdomen : le premier segment est plus étroit que les suivants et forme une sorte de pédoncule tandis que chaque segment est séparé du suivant par un étranglement plus ou moins net.

Où les observer ?

Comme nombre d'hyménoptères, les Cerceris carburent au nectar : le réapprovisionnement sur les fleurs est indispensable... Trouvez un carré bien fleuri en plantes autochtones diverses, postez-vous et armez-vous d'un peu de patience !

Cerceris rybyensis

Cerceris rybyensis © Yvan Barbier / LPO Île-de-France

Leur vie intime

Les adultes nidifient dans le sol, souvent en agrégats. Les galeries plus ou moins verticales mesurent de 10 à 20 cm de long.

Les cellules, peu nombreuses, sont disposées horizontalement.

Les femelles capturent des proies, conservées vivantes mais paralysées par piqûre. Les proies sont le plus souvent des Coléoptères adultes de familles variées (souvent des charançons, buprestes ou chrysomèles), mais certaines espèces de Cerceris chassent des abeilles, en particulier de la famille des Halictes.

Les Cerceris sont des parasitoïdes : un oeuf est pondu sur la proie paralysée, et la larve se développera en dévorant la victime.

Ne craignent-ils donc personne ?

Différents Diptères (mouches) et quelques Chrysididae (Hyménoptères) du genre Hedychrum sont parasites des pontes de nos Cerceris.

 

Pour en savoir plus, nous vous suggérons la lecture des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre.

Concernant les hyménoptères : www.atlashymenoptera.net
et plus spécialement les Sphéciformes : www.atlashymenoptera.net/galerie/exploredb.aspx?parent=42

Remerciements à Yvan Barbier pour la mise à disposition de ses photos.

Fiche rédigée par la LPO Île-de-France