- Autres noms : Tarente du midi ou encore Tarente commune.
- Nom anglais : Moorish Gecko
- Nom scientifique : Tarentola mauritanica
- Famille : Phyllodactylidae
- Classe : Reptilia
- Ordre : Squamata
Étymologie
Le nom "Maurétanie" vient du lieu de sa découverte, l'ancien territoire des Maures, en Afrique du Nord.
Description
- Longueur : 7-10 cm (15 cm maximum)
- Longueur des jeunes : 3 cm
La Tarente de Maurétanie est un petit reptile présent à l'état naturel en France. Ce gecko est robuste, à corps aplati et aux doigts et orteils nettement élargis. La tête porte de grands yeux à pupille verticale. Le dos est couvert d’écailles tuberculeuses. Les pattes portent 5 doigts dont la face inférieure est recouverte de fines lamelles adhésives transversales qui lui permettent de se déplacer dans les arbres et sur les murs (voire sur les vitres des maisons et au plafond). La queue est fragile.
La couleur de la Tarente varie du beige clair au brun sombre, irrégulière, et peut varier en fonction du moment de la journée (plus ou moins sombre pour réguler la température). Les juvéniles présentent souvent des bandes transversales sombres. Le ventre est clair.
Comment la Tarente de Maurétanie reste accrochée sur un mur vertical ?
Chaque patte de ce gecko est pourvue de cinq doigts en forme de raquette, chacun de ceux-ci étant couverts de fines lamelles adhésives. Chaque lamelle est à son tour recouverte de poils microscopiques appelés sétaes qui sont au nombre de 500 000 par doigt. Ces poils collent à la surface des supports par le biais de forces électrostatiques, qui agissent à l'échelle nanométrique comme une bande velcro ! Pour briser l’adhérence, il suffit à notre reptile de faire pivoter l’axe de ses membres tour à tour pour se désolidariser de la surface.
Distribution
D'origine méridionale, l'espèce est connue pour être présente en France sur le pourtour méditerranéen mais actuellement en expansion vers le Nord (présente à Grenoble, dans le Tarn...) en raison du changement climatique. Ce gecko profite du réseau de voies ferrées pour ce disperser.
Du sud de l’Espagne à la Grèce jusqu’aux îles Ioniennes et à la Crète, en passant par l’Italie. Nord de l’Afrique et îles Canaries.
Habitat
Elle fréquente les plaines côtières chaudes et sèches, mais se trouve aussi à l’intérieur des terres (péninsule Ibérique). On la trouve parmi les rochers, les éboulis, ainsi que dans les oliveraies, les forêts de chênes-lièges (elle trouve refuge sous les plaques d’écorce entassées). Elle vit dans les ruines, les vieux murs de pierres sèches, les murs extérieurs et les toitures des habitations dans lesquelles elle pénètre souvent.
Écologie
Reproduction : l’accouplement a lieu au printemps. La ponte, composée de 2 œufs blancs à coquille dure, d’un diamètre de 10 mm en moyenne, est déposée sous une pierre, dans un vieux mur ou une fente de rocher ; dans certaines zones, elle les enfouit dans le sable. Il peut y avoir 2 pontes annuelles (fin du printemps et été). L’incubation dure de 2 à 4 mois. A l’éclosion, les jeunes mesurent 30 à 40 mm.
Nourriture
Les insectes représentent environ 80 % de son alimentation, complétés par des araignées, de petits escargots, parfois de minuscules vertébrés, et occasionnellement des fruits très mûrs. Sa queue épaisse sert de réserve énergétique, lui permettant de supporter des périodes moins favorables.
Statut
Espèce protégée.
Statut UICN : LC - Préoccupation mineure.