Cohabiter avec les chauves-souris

Conseil Biodiversité
Pipistrelle en journée

Pipistrelle © Philippe Jourde

Des mammifères fascinants et méconnus

Les chauves-souris, seules mammifères capables de vol actif, jouent un rôle écologique essentiel. En France, on compte plus de 30 espèces, toutes protégées par la loi. Actives principalement la nuit, elles se repèrent grâce à l’écholocation, un système de sonar naturel. Elles se nourrissent essentiellement d’insectes, ce qui en fait de précieuses alliées pour la régulation des populations de moustiques et autres ravageurs agricoles. Discrètes et silencieuses, elles vivent souvent à proximité de l’homme, dans les combles, les caves, les arbres creux ou les fissures de bâtiments.

Des habitats variés et des besoins spécifiques

Les chauves-souris utilisent différents types de gîtes selon les saisons : en été pour la reproduction, en hiver pour l’hibernation. Elles sont très sensibles aux dérangements, notamment pendant la période de mise bas ou d’hibernation. La destruction de leurs habitats naturels (haies, vieux arbres, bâtiments anciens) et l’usage de pesticides réduisent drastiquement leurs ressources alimentaires et leurs lieux de repos. La préservation de leurs gîtes est donc cruciale pour leur survie.

Des menaces multiples et croissantes

Outre la perte d’habitats, les chauves-souris sont victimes de la pollution lumineuse, des collisions avec les véhicules ou les éoliennes, et de la peur injustifiée qu’elles suscitent. Contrairement aux idées reçues, elles ne s’attaquent pas aux humains et ne s’accrochent pas aux cheveux. Elles sont également très peu vectrices de maladies en Europe. Leur déclin est un indicateur alarmant de la dégradation des écosystèmes, car elles sont sensibles aux moindres perturbations environnementales.

Des gestes simples pour les protéger

Chacun peut agir en faveur des chauves-souris : installer des nichoirs spécifiques, préserver les vieux arbres et les combles, éviter l’usage de produits chimiques au jardin, et limiter l’éclairage nocturne. En cas de découverte d’un individu blessé ou en détresse, il est recommandé de contacter le réseau SOS Chauves-souris de la SFEPM ou un centre de soins pour la faune sauvage. En apprenant à mieux connaître ces animaux discrets, nous pouvons contribuer à leur protection et à celle de la biodiversité dans son ensemble.

Pour en savoir plus

  • Consultez notre fiche médiation « Chauves-souris » en bas de page
  • Découvrez nos fiches espèces « Chauves-souris »
  • Regardez l'épisode 7 (saison 1) de notre web-série « Colocataires sauvages » : Chauves-souris, chassons les préjugés !