Le Comité intergouvernemental du Patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Bakou (Azerbaïdjan) début juillet pour sa 43e session, a décidé d'inscrire sur sa prestigieuse liste les "Terres et mers australes françaises", soit l'archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam avec leurs espaces maritimes.

Manchot empereur (Aptenodytes forsteri) - Crédit photo : Y. Libessart Manchot royal (Aptenodytes patagonicus) - Crédit photo : Y. Libessart

Une bonne nouvelle pour ces oasis de biodiversité

La LPO, membre du Comité de l'Environnement polaire et du Comité consultatif de la Réserve des Terres Australes Françaises, se réjouit de cette décision. Ces îles constituent en effet un refuge essentiel pour des millions d'oiseaux et de mammifères marins, dont la plus grande concentration au monde d’Eléphants de mer du sud (Mirounga leonina). Sur les 47 espèces d’oiseaux recensées, 14 sont ainsi considérées comme étant "menacées d'extinction" par l'UICN.

 

Présence humaine minimale

La Réserve des Terres Australes Françaises est le 45e site français classé au patrimoine mondial de l'Unesco et de loin le plus vaste avec une surface couvrant près de 673 000 km2. Ces territoires extrêmement productifs pour la biodiversité de l'Océan Austral, au sud de l'Océan Indien, contribuent en outre à la régulation du climat et à la bonne santé des océans. L'activité humaine réduite (quelques dizaines d'hivernants chaque année) est encadrée depuis 2006 par le statut de Réserve nationale naturelle des Terres Australes Françaises et cette inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO ne pourra que renforcer la préservation du patrimoine naturel unique de ces derniers sanctuaires de la faune sauvage subantarctique.

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