Dans le cadre du programme européen de conservation de la réserve naturelle, une nouvelle technique de restauration des milieux naturels est actuellement testée.

life baie de laiguillon 650 jean pierre gueret lpoCrédit photo : Jean-Pierre Gueret / LPO

Façade littorale du Parc naturel régional du Marais poitevin, la Réserve naturelle de la baie de l’Aiguillon occupe près de 5000 hectares répartis entre les départements de Vendée et de Charente-Maritime. Elle possède un type d’habitat bien particulier : les vasières. Ces milieux, découverts à marée basse, sont particulièrement appréciés par les oiseaux limicoles, qui enfouissent leur bec dans le sable ou la vase pour y rechercher leur nourriture. Des dizaines de milliers d’échassiers y séjournent ainsi chaque année, au cours de haltes migratoires ou en hivernage.

Mais la Baie de l’Aiguillon compte également 400 hectares de parcs à huîtres à l’abandon, vestiges de l’activité conchylicole localement appelés crassats. Désormais colonisée par une espèce invasive favorisée par le réchauffement climatique, l’Huître creuse japonaise (Crassostrea gigas), qui empêche les autres mollusques de se développer, cette partie de la baie a vu sa biodiversité s’appauvrir et les oiseaux se raréfier.

Perspectives européennes

Depuis le début du mois de septembre, un projet financé par les fonds européens LIFE ainsi que par la Caisse des dépôts et consignations entreprend donc de restaurer ces zones dégradées par les activités humaines. Coordonné par le Parc du Marais Poitevin et les deux cogestionnaires de la Réserve, la LPO et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), ce chantier inédit consiste à repêcher les anciens parcs et concasser les amas d’huîtres à l’aide d’une pelleteuse et d’une broyeuse posées sur une plateforme flottante. Plusieurs mois de travail ont été nécessaires pour mettre en place cette technique expérimentale, qui pourra potentiellement être déployée sur d’autres sites en Europe afin d’à leur tour les restituer à la nature sauvage.

Plus d’informations

Consultez le site internet du projet LIFE

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