Les équipes Natura 2000 de la LPO sur le terrain – Crédit photo : Alexis OrseauLes équipes Natura 2000 de la LPO sur le terrain – Crédit photo : Alexis Orseau

La LPO a un budget annuel de l'ordre de 14M€, dont 63% sont des fonds privés et 37% seulement des fonds d'origine public.

Les fonds privés proviennent essentiellement des adhésions, dons, legs, ventes de la boutique, prestations de services intellectuels à des entreprises.

Parmi les fonds publics, 11% proviennent des collectivités, 50% de l'État et 23% de l’Europe (grâce à la LPO qui dépose des projets, des fonds européens viennent sur le territoire national). Ce ne sont pas des subventions au sens où il n'y a plus de subvention dite de fonctionnement -c'est-à-dire pour payer des salaires ou frais généraux- depuis 30 ans environ en France : ce sont des rémunérations pour des prestations à fournir. L'État et les collectivités passent une commande pour un résultat concret, la plupart du temps sur appel d'offre et mise en concurrence comme pour la gestion des réserves naturelles. La LPO peut répondre et faire une offre comme n'importe quel prestataire du secteur marchand ou non marchand.

Souvent l'État et les collectivités ont des obligations en matière d'environnement et feraient faire ce travail de toute façon. La LPO peut, comme lorsqu'elle gère une réserve naturelle, agir pour le compte de l'État par délégation. Il en coûte généralement beaucoup moins cher à la collectivité publique de confier des travaux, expertises, conseils, animations... à la LPO qui bénéficie de connaissances et savoir-faire acquis au fil des années, et d'une armée de bénévoles. On peut donc affirmer que la LPO permet aux français de faire des économies et de payer moins d'impôts.

Toute la connaissance naturaliste en France est par exemple fournie par des bénévoles associatifs. La LPO a patiemment rassemblé une base de 50 millions de données scientifiques, offertes gratuitement à la société française. À A raison de 20 secondes de saisie sur un smartphone, il faudrait 1200 fonctionnaires à temps plein chaque année pour faire ce travail. Et encore sans compter les années de formation préalables qui seraient nécessaires pour identifier les espèces.

Une étude récente conduite par un cabinet extérieur indépendant, a conclu que pour un 1€ confié à la LPO, cette dernière en rend 25 à la société française en retombées écologiques (services écosystémiques), sociaux (connaissance, animation...) et économiques (dépenses directes, indirectes et induites).

Rajoutons que la LPO consacre 87% de ses ressources directement à des actions de protection de la nature définies dans son objet statutaire (8% de frais de fonctionnement et 5% de frais de collecte). Reconnue d’utilité publique, elle fait l'objet de nombreux contrôles indépendants (Commissaire aux comptes, Cour des comptes, financeurs, etc.) qui garantissent la qualité de son fonctionnement et le bon usage des fonds qui lui sont confiés. Ses comptes sont transparents et accessibles sur son site.

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