Recherche de la Cigogne noire dans le Haut Beaujolais

Agenda nature

Dans le département du Rhône, l’espèce est observée lors de la migration prénuptiale (mars - avril) et post-nuptiale (aout – septembre). Les quelques observations faites en période de nidification (mai – juin) dans le Nord Beaujolais nous incitent à nous pencher sérieusement sur ces indices.
De ce fait, plusieurs journées de prospection sont programmées cette année.

Le samedi et le dimanche seront consacrés à la recherche de la Cigogne noire.
Le samedi soir sera, lui, consacré à la détection des nocturnes (tengmalm, chevêchette, etc.) pour ceux qui souhaitent rester. Dans le cadre de l’Atlas des Oiseaux de France, l’observation et la détection des autres espèces serons notés.

Attention, si les conditions météo sont défavorables, les journées ou week-ends pourront être annulés.

 

Cigognes noires

Cigognes noires © Jean-Michel Béliard

Lieu : Haut Beaujolais (69)
Point de rendez-vous : RDV précisé après inscription
Horaire : La journée
Réservation : Oui
Prix : Gratuit
Contact :

Pour tout renseignement complémentaire : Jean Michel BELIARD beliard.jean-michel@neuf.fr

Inscription obligatoire en ligne par formulaire (vous pouvez vous inscrire à une ou plusieurs dates dans la limite des places disponibles) :

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Equipement :

Prévoir jumelles, vêtements adaptés à la météo. Pour les participants qui souhaitent rester la journée prévoir le pique-nique pour midi ; et le soir pour les soirées du samedi.

Dates et heures de rendez-vous :

  • 12 mars : Avenas à 8h30
  • 26 et 27 mars : Avenas à 8h30
  • 9 avril : Avenas à 8h00
  • 23 avril : Monsols à 7h30
  • 24 avril : Chénelette à 7h30
  • 14 mai : Avenas à 7h00

 

Activité encadrée par Jean-Michel Béliard, naturaliste bénévole LPO.

 

Mieux connaître la cigogne noire (Ciconia nigra)

La cigogne noire est légèrement plus petite que la cigogne blanche (Ciconia ciconia), mesurant 95 à 100 cm pour une envergure de 145 à 155 cm. Elle pèse près de 3 kilogrammes.

 

Après avoir presque disparu d’Europe centrale, entre autres victime de persécutions et de l’intensification de la sylviculture, la cigogne noire a vu ses effectifs se rétablir sur l’ensemble du continent dans la seconde moitié du XXe siècle, et en particulier à l’Est. Outre la diminution de la pression cynégétique, divers programmes de conservation, impliquant notamment la protection ciblée des sites de nid ainsi que celle des sites d’hivernage en Afrique subsaharienne, sont à l’origine de ce nouvel essor.

 

Les cigognes noires d’Europe de l’Ouest mettent le cap au sud dès la fin de l’été en direction de l’Espagne, de l’Afrique de l’ouest et de la zone Sahélienne. Elles sont plus de 3000 à franchir le détroit de Gibraltar. L’hivernage très discret de l’espèce se limite chaque année à quelques oiseaux et ne parait régulier qu’en Camargue.

 

Avec une population estimée à 7.800-12000 couples nicheurs la Cigogne noire est considérée comme rare en Europe. En France, la cigogne noire est un nicheur rare (40 à 60 couples), et localisé (une vingtaine de départements). Espèce discrète, farouche, et méconnue, elle est sensible au dérangement humain. Elle vit retirée dans les grandes forêts riches en ruisseaux où elle se nourrit de poissons, d’amphibiens et d’invertébrés.

 

Yeux cernés de rouge chez l’adulte, bec paraissant légèrement convexe. Le plumage est essentiellement noir, à reflets vert et pourpre chez l’adulte. Blanc limité au ventre et aux aisselles. Le jeune à le bec et les pattes jaunes-vert, et un plumage brun noirâtre.

 

L’espèce niche sur un arbre en forêt (parfois en falaise en Espagne). Le territoire de la cigogne noire ne se limite pas au sanctuaire choisi pour son nid. Pour nourrir ses jeunes, elle a besoin de très nombreux sites de pêche. Les adultes utilisent surtout un secteur de 2 km de rayon autour du nid pendant la couvaison. Puis au fur et à mesure que les jeunes grandissent, ils osent s’éloigner toujours plus.