Crédit photo : Réserve Naturelle Nationale des Sept-Îles Crédit photo : Réserve Naturelle Nationale des Sept-Îles

Premier espace protégé français de droit privé, l’archipel des Sept-Îles a été mis sous protection en 1912 par la LPO qui luttait alors contre le massacre des macareux moines sur ce site. Depuis cette date, et son classement en réserve naturelle nationale en 1976, il attire bien d’autres espèces : Pingouin torda, Guillemot de Troïl, Fou de Bassan, Puffin des Anglais, Phoque gris...

À quatre kilomètres au large des rochers de Ploumanac’h en Perros-Guirec, dans les Côtes d’Armor, l’archipel des Sept-Iles s’étire sur un axe Nord-Est/Sud-Ouest. Rouzic, Malban, l’île Plate, Bono, l’île aux Moines et le Cerf composent cet ensemble totalisant 40 hectares de terres émergées.

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Ile Rouzic. Gilles Bentz.Mais la réserve naturelle s’étend sur le domaine public maritime exondable soit environ 240 hectares d’estran. À ceux-ci, il faut ajouter une zone de protection interdite à la chasse dans un rayon d’un mille marin à partir de la laisse de basse mer. La superficie totale concernée par l’arrêté de classement en zone protégée représente environ 4 000 hectares.

Aujourd’hui, avec ses 14 espèces et 25 000 couples d’oiseaux marins, la Réserve naturelle des Sept-Iles est la plus importante colonie d’oiseaux marins de france métropolitaine. Le fou de Bassan y est l’espèce la plus remarquable : la colonie de l’île Rouzic évaluée, en 2010, à 21 880 couples est la plus importante de France. L’étendue de ses richesses biologiques est bien plus vaste : l’archipel héberge une des deux colonies françaises de phoque gris (40 individus à l’année et 19 naissances en 2010), compte une végétation typique des milieux insulaires atlantiques (plus de 160 espèces végétales, et 4 habitats prioritaires), et une biodiversité marine remarquable (flore et faune de l’estran mais aussi sous-marines).

Colonie de Fou de Bassan sur l'île Rouzic . Photo Gilles Bentz.La LPO est gestionnaire de la réserve naturelle. Ses missions, confiées par le Ministère en charge de l’Environnement, vont de la veille écologique des espèces et habitats de l’archipel (recensements annuels et suivis sur le long terme des oiseaux marins, phoques gris, végétation, flore et faune de l’estran, champ de laminaires....) à l’application de la réglementation (missions de surveillance du territoire/police) et de la sensibilisation du public (informations aux usagers, espace muséographique, animations..) à la participation à divers réseaux de gestionnaires.

Repérage et dénombrements des sites apparement occupés de Macareux moine et de Puffin des anglais  Gilles BentzLa gestion de la réserve est une affaire d’équipe et de réseaux, c’est pourquoi ces actions s’effectuent sous le contrôle du comité consultatif (organe de décision de la gestion), en lien avec le conseil scientifique et divers organismes scientifiques (IUEM, Université de la Rochelle, CNRS, INRA...).

La LPO, via l’activité de centre de soins à la faune sauvage reliée à la maison de la réserve, exerce une mission annexe de traitement et de réhabilitation des oiseaux mazoutés ou blessés.

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