RNN La Casse de la Belle Henriette

Créée par décret ministériel du 31 août 2011, la réserve naturelle de la Casse de la Belle Henriette s’étend sur 337 hectares entre La Tranche-sur-mer et La Faute-sur-mer. Depuis l’automne 2012, l’État a confié sa gestion à la LPO (gestionnaire principal), l’Agence des Aires Marines Protégées (co-gestionnaire) et la Fédération départementale des chasseurs de Vendée (partenaire de la gestion sur les volets cynégétique et sensibilisation).

Tout en s’intégrant dans le contexte local marqué par le tourisme balnéaire, les loisirs et les sports de nature, le classement en réserve naturelle va permettre de préserver l’une des dernières lagunes naturelles du littoral atlantique. Cet espace, mouvant et fragile, est l’un des rares témoins des mécanismes géomorphologiques et biologiques naturels des côtes sableuses atlantiques

Composée d’un système lagunaire (dunes, roselières, plans d’eau, mégaphorbiaie…), d’une plage de 4.5 km de long et d’une bande maritime de 300 mètres, la réserve naturelle contient 22 habitats naturels dont 13 considérés comme rares et menacés en région Pays de la Loire et 4 considérés comme « prioritaires » (Directive Habitats) à l’échelle européenne.

Sur le site, 234 espèces d’oiseaux ont été recensées dont 43 possèdent un enjeu patrimonial à l’échelle locale, nationale ou européen. Quinze espèces de mammifères sont également présentes dont la loutre d’Europe et le campagnol amphibie ainsi que 15 espèces d’insectes patrimoniaux dont le Leste à grands stigmas et le Cuivré des marais et enfin 10 espèces d’amphibiens et reptiles dont le Pélobate cultripède.

En période de reproduction, la lagune accueille notamment le Busard des roseaux, les rousserolles effarvatte et turdoïde ainsi que la Gorge-bleue à miroir (roselières), le Pipit rousseline (dunes) et le Gravelot à collier interrompu (plage). En période de migration, ce sont les plans d’eau et leurs vasières qui restaurent les barges à queue noire, les marouettes (ponctuée et de Baillon), les bécasseaux et les chevaliers. En hiver, rémizes pendulines, panures à moustaches et butors étoilés veillent sur la roselière.

Sur la réserve il y a presque une plante pour chaque jour de l’année avec 360 espèces végétales recensées, dont 32 ont une importante valeur patrimoniale et 10 sont protégées (œillet de France, odontite de Jaubert, renouée maritime…) au niveau régional et national.

La réserve est accessible aux visiteurs dans la limite et le respect des sentiers aménagés et balisés.

Visitez le site de la réserve

dernière mise à jour : 17 octobre 2021