La prédation importante des chats sur les animaux sauvages est un fait avéré. A titre d’exemple, en 2017, plus de 11% des animaux accueillis en centres de sauvegarde LPO furent des animaux blessés par des chats : 84 % sont des oiseaux, 16% sont des mammifères ou des reptiles.

Consciente de la nécessité de limiter l’impact des chats sur la petite faune sauvage, tout en respectant le bien-être des chats la LPO s’est attaquée à cet épineux problème. Suite à des études réalisées avec le Muséum National d'Histoire Naturelle et à des expérimentations conduites depuis plus de deux ans grâce à de nombreux bénévoles, la LPO propose aujourd’hui des solutions concrètes pour limiter l'impact des chats sur la petite faune des jardins.

 chat domestique jennifer barnard 650Chat domestique (Felis sylvestris catus) - Crédit photo : Jennifer Barnard

En 2016, la LPO a initié et conduit une étude participative visant à tester différents moyens de prévention afin de limiter la prédation du chat et protéger la petite faune sauvage. Quarante propriétaires de jardins -dont certains sont propriétaires de chat(s)- se sont portés volontaires pour tester différents dispositifs d’éloignement des chats. Les résultats de cette étude et d’autres expérimentations menées en France et dans le monde, ont montré l'efficacité de différents moyens de prévention à la prédation. Pour autant, tous ne sont pas toujours applicables, ni respectueux du bien-être du chat. La LPO a donc sélectionné les solutions acceptables.

Être un propriétaire responsable

Adopter un chat au sein de son foyer constitue un engagement : c’est être en capacité (financière, matérielle, psychologique, etc.), d’assumer ce nouveau compagnon. C’est lui consacrer du temps, le nourrir, le soigner, jouer avec lui, penser à lui y compris pendant les vacances. En substance, lui dédier une place importante dans sa vie !

La stérilisation du chat de compagnie permet d'éviter les naissances non souhaitées, les abandons et donc l’augmentation de la population de chats errants qui, du fait des conditions difficile de subsistance, ont un niveau de prédation important sur la petite faune sauvage.

Pour limiter la prédation de son chat de compagnie, il faut lui laisser un libre accès à une alimentation variée, ne pas le laisser sortir au petit matin ou à la tombée de la nuit.

Aménager son jardin

Il est possible d'équiper son jardin afin de préserver les zones sensibles (mangeoires, nichoirs…).

Différents dispositifs existent, soit pour éloigner le chat (répulsif maison, plante répulsive, catwatch®…) ou pour l'empêcher d’accéder aux zones sensibles ou à un arbre (grille stop chat, stop minou…).

La LPO considère que la cohabitation des chats de compagnie et de la faune du jardin peut être sensiblement améliorée avec des mesures simples. Aucune solution ne supprimera totalement la prédation des chats, mais le cumul des moyens de prévention sont nécessaires pour leur niveau.

Afin de sensibiliser le grand public mais également les professionnels (toiletteurs, vétérinaires, éducateurs…) la LPO a développé avec son partenaire Mars Petcare, mais aussi des vétérinaires et des comportementalistes pour félins, plusieurs outils de sensibilisation (affiche, exposition, vidéos).

Ce matériel est à la disposition de ceux qui veulent faire passer le message d'une meilleure cohabitation entre les chats et la petite faune sauvage.

Plus d'informations

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Consultez notre article précédent : Prédation du chat domestique

Contacts presse

Anne-Laure Dugué
anne-laure.dugue@lpo.fr
05 46 82 12 34


Carine Carbon
carine.carbon@lpo.fr
06 34 12 50 69

 

 

 

 

 

 

 

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