Il y a près de 5 ans que l’expertise conduite par le Muséum a conclu à la nécessité biologique du renforcement de la population ursine dans les Pyrénées. L’annonce de cette décision par le ministre en charge de la transition écologique vient enfin répondre à cette nécessité : pour redevenir viable dans ses territoires historiques d’occupation, l’espèce a besoin d’un renforcement numérique et génétique. C’est une très bonne nouvelle pour la biodiversité, pour les Pyrénées, et pour tous les Français. C’est aussi un bon signal envoyé par la France qui a fait l’objet en décembre 2012 d’une mise en demeure par la Commission européenne et a été condamnée par le tribunal administratif de Toulouse le 6 mars 2018 pour avoir manqué à ses obligations de protection de l’ours brun dans les Pyrénées.

Ours brun (Ursus arctos) - Crédit photo : Association Natur'ailesOurs brun (Ursus arctos) - Crédit photo : Association Natur'ailes

Le 1er mars 2018, quatorze associations environnementales ont rendu public un nouveau sondage confirmant le soutien massif des Français comme des Pyrénéens à la protection de l’ours en France et au lâcher de deux femelles en Béarn où il ne reste plus que deux mâles. Ce sondage, représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales (1), réalisé par l’IFOP, est particulièrement clair :

  • 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées (soit une progression notable de + 8% par rapport au sondage précédent de 2008). Le soutien reste massif dans les Pyrénées occidentales avec 76 % d’avis favorables (78 % en Pyrénées-Atlantiques et 70 % en Hautes-Pyrénées) ;
  • 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn (76 % en Pyrénées-Atlantiques ; 66 % en Hautes-Pyrénées).

La conclusion s’impose : la protection de l’ours est un des sujets les plus consensuels, en France comme dans les Pyrénées ! Nicolas Hulot l’a compris, il convient maintenant de transformer l’annonce en actes.

Les opposants à la réintroduction d’ours ne manqueront pas d’exprimer leur désaccord, ce qui est normal et sain dans le débat démocratique et c’est le rôle de l’état et de ses services d’en faire une priorité pour les mois à venir

Jusqu’à l’automne 2018, le Ministre de la Transition écologique et solidaire peut compter sur nos associations pour accompagner la préparation de ces lâchers.

Les deux enquêtes Ifop :

Les Pyrénéens et la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées occidentales

Les Français et le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées

(1) Sondage national réalisé du 21 au 22 Février 2018 auprès d’un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Sondage « Pyrénées-Atlantiques » réalisé du 20 au 24 Février 2018 auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatif de la population des Pyrénées-Atlantiques âgée de 18 ans et plus. Sondage « Hautes-Pyrénées » réalisé du 20 au 24 Février 2018 auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatif de la population des Hautes-Pyrénées âgée de 18 ans et plus.

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