Depuis le 25 janvier, suite à l’échouage massif d’oiseaux marins, la LPO mobilise son réseau et ses sympathisants, en lien avec Bretagne Vivante et avec le soutien de l’Agence des aires marines protégées, pour dresser un bilan sur la façade atlantique.

Un phénomène rarissime en France

Macareux en soins - Frank HerrmannMacareux en soins - Frank HerrmannAu siège de la LPO à Rochefort, en Charente-Maritime, la situation est critique. « On n'avait rarement vu autant de Macareux moines s'échouer sur le littoral atlantique, même lors de marées-noires », constate Nicolas Gendre, ornithologue.

Au 20 février 2014, on peut estimer que plus de 15 000 oiseaux se sont échoués le long du littoral, du pays Basque au Finistère sud. Avec plus de 10 000 individus, majoritairement morts, le Macareux moine est l'espèce la plus touchée, suivie de près par le Guillemot de Troïl (plus de 4 000 individus). Un bilan provisoire, qui ne cesse de s'alourdir au fil des jours !

Aider les survivants, une priorité pour la LPO et l'UFCS...

La LPO est mobilisée aux côtés de l'UFCS (Union française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage) qui établit au quotidien un bilan des accueils dans les centres des Côtes-d'Armor au Pays Basque. Au 19 février 2014, 2275 oiseaux (source : UFCS) ont été pris en charge dans les centres de sauvegarde les plus proches. À cela s’ajoute 264 spécimens recueillis au centre de sauvegarde d'Audenge géré par la LPO Aquitaine depuis le début de l'année.

Les raisons de ces échouages massifs

Si les tempêtes successives ont fortement affecté les populations hivernantes d'alcidés (principalement le Macareux moine et le Guillemot de Troïl), le manque de nourriture semble être le facteur le plus important de mortalité pour ces oiseaux marins trouvés en majorité très amaigris. Les mauvaises conditions météorologiques (vents forts, forte houle...) accentuent leur difficulté à trouver la nourriture nécessaire afin de survivre et de maintenir leur température corporelle. Les oiseaux ainsi affaiblis, dérivent jusqu’au littoral et beaucoup arrivent morts ou épuisés. Notons que de plus en plus d'oiseaux mazoutés sont signalés, sans doute victimes de dégazages sauvages, au large des côtes françaises, fréquents en période de tempêtes !

Appel à mobilisation d’urgence !

Après un premier week-end de comptage organisé les 15-16 février, la LPO appelle à nouveau à la mobilisation le weekend des 22 et 23 février 2014. La priorité est d’une part de permettre aux oiseaux encore vivants d'être récupérés et acheminés le plus rapidement possible vers les centres de sauvegarde les plus proches, et d’autre part établir chaque semaine des synthèses, permettant ainsi de réactualiser ce bilan national.

Pour participer, il vous suffit d’aller prospecter une portion de littoral, d’y recenser les oiseaux échoués, de marquer les cadavres d’une ficelle à la patte et d'informatiser les données. Un animal échoué peut être porteur d’organismes pathogènes, il est très important d’utiliser au minimum une paire de gants jetables en cas de contact. Les oiseaux échoués retrouvés vivants doivent être transférés le plus rapidement possible vers les centres de sauvegarde agréés UFCS.

Consultez l'appel à mobilisation du 22 et 23 février 2014

Contacts

Avec le soutien de l'Agence des aires marines protégéesAvec le soutien de l'Agence des aires marines protégéesCarine Brémond
Attachée de presse LPO France
carine.bremond@lpo.fr
Tél : 06 34 12 50 69

Nicolas Gendre
Ornithologue à la LPO
nicolas.gendre@lpo.fr
Tél : 06 86 77 22 06

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