Le lundi 30 octobre 2000 à 4h30, le CROSS Corsen reçoit un appel de détresse d'un chimiquier battant pavillon italien, le Ievoli Sun.

Naufrage du Ievoli SunNaufrage du Ievoli SunIl se trouve à 45 nautiques au nord de l'île de Batz, avec un équipage de 14 personnes. Il vient de Fawley (Royaume-Uni) et fait route vers Barcelone avec 6 000 tonnes de produits chimiques à bord.

Le capitaine signale une voie d'eau dans son double-fond, sur l'avant. Le Préfet maritime de l'Atlantique envoie l'Abeille Flandre, porter assistance au navire. Un Super Frelon et une équipe d'évaluation sont rappelés pour intervention. Le navire est en mauvaise posture et l'équipage est hélitreuillé. Le Préfet maritime déclenche le plan Polmar-mer. En arrivant, l'Abeille Flandre découvre une pollution sur l'avant du navire.

Compte tenu des conditions météo-océaniques, le risque d'un échouement et d'une pollution majeure sur le littoral des Côtes d'Armor apparaît rapidement comme une évidence. Une tentative de remorquage au Nord-Est, est alors mise en place compte tenu des conditions météorologiques et de la situation du navire mais le 31 octobre, à 9h00, aux deux tiers du chemin vers l'abri du Cotentin, le Ievoli Sun sombre à 9 nautiques au nord des Casquets (12 d'Aurigny et 20 du cap de la Hague) par 70 m de fond.

Zone de l'accident : à 45 milles nautiques au nord de l'île de Batz, Bretagne

Cause de l'accident : avarie

Produits et quantités transportées : 3 998 tonnes de styrène, 1 027 tonnes de méthylethylcétone et 996 tonnes d'alcool isopropylique

Nature des polluants : styrène, méthylethylcétone, alcool isopropylique

Produits et quantités déversées : 3 998 tonnes de styrène + 1 027 tonnes de méthylethylcétone + 996 tonnes d'alcool isopropylique

Type de navire : chimiquier à ballasts séparés

Date de construction : 1989

Longueur : 115 m

Pavillon : italien

L’action de la LPO :

Aussitôt, la LPO déclenche une cellule de crise à Rochefort, en liaison avec la station ornithologique de l’Ile Grande qui est en alerte et se prépare à l’accueil éventuel d’oiseaux. 2 jours plus tard, la LPO envoie, Anne-Laure Dugué pour mettre en place un réseau de surveillance et d’alerte en lien avec les associations locales et notamment le GONm.

Quelques jours plus tard, elle sera rejointe de Laurent Brucy et d’une équipe de bénévoles compétents dans l’accueil et les soins aux oiseaux.

Le 03 novembre, pour la première fois, la LPO en tant que représentante du réseau associatif, est conviée à une réunion en cellule de crise à la préfecture maritime. Les oiseaux pouvant être des indicateurs d’une éventuelle pollution aérienne… Le mot d’ordre de la LPO « Alerter en cas de découverte d’un oiseau en détresse ou mort mais en aucun cas le toucher et/ou le manipuler ».

Fort heureusement, quelques observations seront signalées sans aucune cause à effet : aucun oiseau « chimiqué » n’aura été collecté.

Lien vers le cedre : http://www.cedre.fr//fr/accident/ievoli/ievoli.php

Communiqués de presse :

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