Ayant choisi la route la plus courte, mais aussi la plus dangereuse, pour se rendre de la Norvège au Canada, le pétrolier libérien Braer subit dans la nuit du 4 janvier 1993 une avarie de machine dans une forte tempête.

Naufrage du BraerNaufrage du BraerEn effet, de l’eau s’est infiltrée dans les soutes du navire. L’équipage est évacué le 5 au matin.

Cette évacuation et l’absence de remorqueur de haute mer dans cette zone font que le navire s’échoue vers 11h20 à l’ouest de Sumburgh Head, au sud des îles Shetland. Il se brise progressivement laissant échapper sa cargaison de pétrole brut.

Les Iles Shetland, fort renommés par leurs colonies d’oiseaux de mer. Ceux-ci sont en train de nicher à l’époque de l’accident, mais beaucoup se trouvent en hivernage à proximité des lieux de l’accident. C’est le cas en particulier des cormorans huppés qui sont pratiquement sédentaires, et dont la pointe de Sumburgh Head, toute proche, abrite une colonie de quelques 400 couples.

L’action de la LPO :

Avec l’accord du ministère de l’environnement, la LPO envoie, 12 jours après le naufrage, une mission d’informations et de conseils, composée de Gilles Bentz, directeur de la station ornithologique de l’Ile Grande et de son centre de soins, et Antoine Reille, Président d’honneur au moment des faits.

Le bilan des oiseaux récupérés s’élèvera à 1545 morts et 235 vivants collectés mazoutés. Le bilan total des individus touchés sera estimé à 10 fois plus (estimation RSPB).

Les communiqués de presse :

Braer : bilan et perspectivesGilles Bentz et Antoine Reille – Décembre 1993

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