La LPO s’associe à la plainte de l’association Volée de piafs déposée dans cette affaire.

Renard roux (Vulpes vulpes) - Crédit photo : Peter TrimmingRenard roux (Vulpes vulpes) - Crédit photo : Peter Trimming

En avril dernier, l’association Volée de piafs a accueilli, dans son Centre de sauvegarde situé dans le Morbihan, une renarde suite à une saisie effectuée par l’ONCFS.

Après examens, il s’avère que l’animal présentait des lésions diverses : morsures sur le flanc droit, dents manquantes ; un état d’amaigrissement anormal : 3kg900 à son arrivée au Centre de sauvegarde et un état de stress anormal : tremblements permanents, refus de manger et prostration.

Les conclusions des examens sont sans équivoque et mettent en évidence un cas flagrant de maltraitance. Il s’agit d’une renarde détenue en captivité par un chasseur qui s’en servait comme objet d’entrainement pour ses chiens de chasse. Les morsures étaient celles de ses chiens et les dents avaient été cassées par des coups de pieds et de bâtons. Après avoir été soignée par l’association, la renarde dû être relâchée vu son état de stress.

Volées de piafs et la LPO se constituent parties civiles dans cette affaire et dénoncent cet acte de barbarie sur un animal sauvage et très utile comme le renard pour lutter contre les petits rongeurs.

L’auteur encourt des peines pouvant aller jusqu’à 30 000€ d’amende et 2 ans de prison si les juges considèrent qu’il ne s’agit pas d’un cas de maltraitance (art. R 654-1 du code pénal) mais d’un acte de cruauté ou de sévices graves au sens de l’article 521-1 du code pénal.

Affaire à suivre…

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