En 2019, nos sept centres ont accueilli près de 17 000 animaux soit une augmentation de 15% !

Martinet noir (Apus apus) - Crédit photo : LPOMartinet noir (Apus apus) - Crédit photo : LPO

14 051 d’entre eux sont des oiseaux (28% de passereaux, 12% de rapaces, 16% d’hirondelles et martinets…), 2 789 des mammifères (63% de hérissons, 2% de chiroptères…), 102 des reptiles (31% de Cistudes d’Europe…) et 2 des amphibiens.

Grâce à l’engagement des équipes de salariés, de volontaires et de bénévoles, 52 % des animaux soignés ont pu être relâchés dans leur milieu naturel. Toutefois, encore trop de jeunes en bonne santé sont acheminés dans nos centres.

Beaucoup de martinets et de hérissons

Cette année les Martinets noirs et les Hérissons d’Europe sont arrivés en nombre.

En effet, des centaines de martinets ont été acheminés dans nos centres en l’espace de quelques jours seulement. Un phénomène causé par les fortes chaleurs que nous avons connu cet été et qui ont poussé cette espèce nichant sous les toits à quitter le nid plus tôt.

Les hérissons sont quant à eux arrivés tout au long de l’année avec deux pics. Le premier à la fin du printemps durant la période d’émancipation des jeunes. Le deuxième en fin d’année lorsque le thermomètre peinait à descendre en dessous des 10°C décalant de fait leur entrée en hibernation.

Attention les animaux seuls ne sont pas tous en détresse

Malgré les efforts de chacun pour lutter contre le ramassage systématique des jeunes et une légère baisse de ces accueils en 2019, nous constatons avec regret que près de 36% des animaux recueillis sont des jeunes. Un chiffre encore trop élevé, d’autant que plus de 49% n’étaient pas blessés et auraient pu rester auprès de leurs parents.

Ensemble nous pouvons inverser la tendance

En 2020 poursuivons les efforts ! La découverte d’un jeune animal seul dans un jardin ne signifie pas qu’il est obligatoirement en danger. Ses parents se trouvent en général à proximité même si on ne les voit pas. Afin d’agir au mieux, nous vous invitons à consulter nos pages spécifiques et notre fiche médiation sur le ramassage des jeunes avant toute intervention.

Il existe par ailleurs d’autres causes d’accueil sur lesquelles chacun peut agir : les collisions avec les vitres ou pylônes (8.2%), la prédation (12%), les chocs avec des véhicules (5.6%), les activités humaines ou tirs illégaux et la détention illégale (6,6%).

Soyons vigilants et assurons-nous que l’animal est réellement blessé avant de le récupérer.

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