La LPO est partenaire de ce long métrage qui invite à ne pas rester indifférent face au déclin de la biodiversité.

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Ce 9 octobre sort en salles « Donne-moi des ailes », avec Jean-Paul Rouve et Mélanie Doutey dans les rôles principaux. En évoquant la naissance d'une vocation naturaliste, le réalisateur Nicolas Vanier y démontre que la passion du vivant peut devenir contagieuse, voire héréditaire, et survoler des montagnes.

Partenaire du film, la LPO souhaite avant tout véhiculer les valeurs et l’engagement qu'il porte. Notre organisation a ainsi collaboré avec le Réseau Canopé pour élaborer des ressources pédagogiques à destination des écoles primaires et illustrées par des extraits du film. Plusieurs thèmes y sont abordés, tels que le phénomène de la migration, l’importance des zones humides et la vulnérabilité de la biodiversité.

Basé sur une histoire vraie

Si cette touchante fiction s’articule autour d’une relation compliquée entre un père et son fils, elle s’inspire toutefois de faits réels et notamment du personnage de Christian Moullec. Depuis 1995, ce météorologue passionné d’ornithologie vole avec les oies sauvages à bord de son ULM et les accompagne au cours de leurs trajets migratoires. Ces incroyables ballets aériens ont pu donner lieu à de spectaculaires images largement diffusées dans les médias, ainsi que sur grand écran en 2001 dans le cadre du film « Le Peuple Migrateur » de Jacques Perrin. Au-delà de sa volonté de sensibiliser à la protection des oiseaux migrateurs, Christian Moullec nourrit également le projet de réintroduire des Oies naines, une espèce menacée, en les guidant à travers l’Europe depuis un site d’élevage en Scandinavie vers des zones d’hivernage localisées plus au sud du continent.

C’est cette initiative particulière qui constitue la trame du scénario de « Donne-moi des ailes ». Elle interroge par ailleurs sur l’étendue des moyens à mettre en œuvre pour freiner l’érosion du vivant et lutter contre l’extinction de masse annoncée par les plus éminents scientifiques. A quel point l’homme doit-il s’ingérer dans la biologie et les dynamiques de population d’une espèce pour la sauver ? Le film a le mérite d’ouvrir le débat et les experts auront à se prononcer sur la faisabilité d’un tel projet.

A noter qu’un regrettable incident est survenu pendant le tournage lors de prises de vue aériennes en Camargue. Près de 500 oeufs de Flamants roses ont été abandonnés, et donc perdus, lors du survol à basse altitude non autorisé de la colonie d’oiseaux par un prestataire extérieur, contre lequel des poursuites judiciaires sont en cours.

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