Le ministère de l’Ecologie lance jusqu’au 21 juin 2015 une consultation sur le loup ouverte au public et relance le débat.

Loup - Crédit photo : Charles MetzLoup - Crédit photo : Charles Metz

Le ministère de l’Ecologie sollicite l’avis du public à travers une consultation sur deux projets d'arrêtés concernant le dispositif de dérogations autorisant la destruction de loups, pour la saison 2015/2016.

Ces projets d'arrêté soumis à l'avis des citoyens montrent clairement que le ministère entend gérer prioritairement la présence du loup par les autorisations de destruction, et non par un effort porté sur les moyens de protection des troupeaux, l'extension de leur mise en œuvre et de nouvelles expérimentations, dans la perspective de la coexistence entre le pastoralisme et loup.

Avec FNE, la LPO rappelle que :

  • Le retour naturel du loup dans notre pays est un signe positif de la restauration fonctionnelle et biologique de nombreux secteurs de nos territoires ;
  • L'activité pastorale est un élément important de la vie économique de nos régions qui peut également participer à une gestion de certains milieux favorable au maintien de la biodiversité associée ;
  • Il convient de créer les conditions d'une coexistence pérenne en développant notamment les méthodes de protection des troupeaux.

La LPO est contre ces deux projets d'arrêtés car ils consistent à accepter un nombre croissant d'animaux à détruire, une extension des périodes et des lieux maintenant sans lien avec d'éventuelles prédations sur le cheptel, l'élargissement des personnes habilitées à tirer, l'assouplissement des conditions de déclenchement et ne vont pas de fait dans le sens d'un bon état de conservation de l’espèce. Le tir de prélèvement renforcé est ni plus ni moins une autorisation de la chasse au loup puisque le dispositif qui était expérimental l'année dernière devient une nouvelle possibilité dans l'arrêté de cette année.

Le fait de ne pas assumer pleinement le retour de ce prédateur a conduit à aller chercher les loups jusque dans le cœur d'un Parc national, à dépasser les quotas dans un département, à prendre des arrêtés Préfectoraux illégaux.

Nous ne sous-estimons pas les efforts de l'Etat avec notamment le coût assumé. Mais nous attendons de sa part un message fort sur la place de cette espèce protégée au niveau international, et un objectif clair de l'état à atteindre à moyen et long terme en France.

Il est temps d'arrêter cette fuite en avant et de recevoir des garanties pour une coexistence durable !
Nous vous invitons à participer à cette consultation publique ouverte jusqu'au 21 juin 2015 et à partager l’information avec le plus grand nombre.

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