Forte de son expérience depuis le naufrage de l'Erika, la LPO est en contact avec les associations afin de les aider dans la prise en charge de la faune aquatique mazoutée.

Crédit photo : Xavier CoifficCrédit photo : Xavier Coiffic

Suite au naufrage du MV Wakashio à l’île Maurice le 25 juillet, les autorités mauriciennes ont confirmé le 6 août qu’une fissure de la coque du bateau laissait échapper du fuel. Le préfet de la zone de défense Sud-océan indien et délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer a aussitôt décidé d’activer une cellule de crise réunissant le bureau de l’action de l’état en mer de la zone maritime sud de l’océan Indien, la direction de la mer de l’océan Indien, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, les forces armées dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), l’action de l’État en mer (AEM), la cellule diplomatique et l’état-major de zone de défense.

Le jour même, les autorités mauriciennes ont officiellement demandé une assistance matérielle et humaine à la France pour lutter contre cet épisode de pollution marine. C'est la barrière de corail et le lagon tout entier qui sont menacés par la marée noire. La pose de barrages et de tampons absorbants permet pour l'instant de limiter la catastrophe sur  l'Ile aux Aigrettes et les mangroves du continent sur le site Ramsar mais le navire menace de se fissurer en deux voire trois morceaux.

Des associations locales de protection de la nature ont en parallèle donné l’alerte et la LPO a ainsi échangé avec Mauritian Wildlife Foundation et l’ONG Paws Mauritius (Protection of Animals Welfare Society) qui se sont unies pour être plus efficaces ensemble.

Depuis notamment la marée noire de l’Erika, la LPO et d’autres associations environnementales et centres de soins interviennent ensemble afin de coordonner les actions de lutte et de prise en charge de la faune aquatique mazoutée. C’est dans ce cadre qu’en 2001 les centres de soins ayant accueillis des oiseaux mazoutés de l’Erika ont rédigé un guide méthodologique d’aide à la création d’un centre de sauvegarde temporaire. Puis en 2017, ils ont travaillé ensemble sous la coordination du CEDRE pour produire un guide opérationnel de prise en charge de la faune aquatique mazoutée : oiseaux, tortues, loutres, phoques. Dans ces guides, en plus des aspects réglementaires et organisationnels, est synthétisé les pratiques et protocoles à appliquer pour mettre en place et faire fonctionner un centre provisoire.

Le centre de soins de la SEOR, membre comme les centres LPO du réseau « Centres de soins faune sauvage » a désormais pris contact avec les associations sur place.

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