Cette année, 11 poussins ont vu le jour au centre UFCS-LPO Vendée de Christian Pacteau et 1 dans le centre UFCS en Ardèche de Jean-Claude Mourgues. 8 des 12 oiseaux sont en voie de réintroduction en Espagne, les 4 autres suivront.

Aigles de Bonelli (Aquila fasciata) - Crédit photo : Christian PacteauAigles de Bonelli (Aquila fasciata) - Crédit photo : Christian Pacteau

Initiés dans les années 1990 par l'UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage) et soutenus par la LPO, deux centres de reproduction en captivité de l’Aigle de Bonelli ont été installés en France : l’un en Ardèche, l’autre en Vendée. Aujourd’hui, ces deux centres font partie d’un programme LIFE international France-Espagne (LIFE Bonelli 12/NAT/ES/000701). Les poussins nés en France sont réintroduits dans différentes provinces espagnoles : Castille, Navarre, Pays Basque, Majorque… par le GREFA (Grupo para la Recuperación de la Fauna Autóctona y su Hábitat).

Pour Christian Pacteau, qui dirige le centre UFCS-LPO de Vendée, l’année 2017 confirme les 2 précédentes. En effet, les quatre couples occidentaux ont obtenu 7 pontes totalisant 15 œufs dont 12 féconds. Si 1 poussin est mort asphyxié dans l’œuf, les 11 autres ont donné 11 poussins, dont 7 sont déjà en Espagne et les 4 derniers les rejoindront début juin. Tous les poussins sont réintroduits par la technique dite du « taquet », qui consiste à installer les jeunes dans des nids reconstitués, ici sur des falaises ou dans des tours métalliques.

Ainsi imprégnés du site, avant de savoir voler, pendant plusieurs mois et nourris par l’homme  les poussins vont, après l'envol, petit à petit optimiser leur capacité d’athlète.

Plus important encore, sont les protocoles élaborés pour la formation des couples (100% de couples reproducteurs) et l’alimentation prodiguée aux adultes, facteur incontournable de la viabilité embryonnaire autant que post-embryonnaire. La comparaison des périodes 1999-2014 versus 2015/2017 sont particulièrement instructives concernant ces deux aspects reproduction/production. Le taux de mortalité embryonnaire est ainsi passé de 45% à 0% et le taux de survie post-embryonnaire de 61% à 91%.

Ce début d’année est donc particulièrement fructueux pour l’Aigle de Bonelli puisqu’avec seulement 4 couples (contre 32 couples naturels vivant en France), le nombre de poussins élevés en captivité représente entre le quart et le tiers des poussins sauvages à l’envol en France !

Ainsi, le Centre vendéen a fourni sur la période 2011/2017, 40 poussins et le Centre ardéchois 4, soit 44 au total.

Enfin, le taux de survie moyen des oiseaux, provenant de 5 origines différentes, réintroduits en Espagne sur la période 2014/2016, en janvier 2017, est de 45%, celui du Centre vendéen de 50%.

Plus d'informations

En savoir plus sur l’Aigle de Bonelli

Pour être au cœur des actions LPO, inscrivez-vous à la photo de la semaine

Partager