L'appel de 76 fondations et associations contre les excès et provocations de la chasse.

Crédit photo : Fabrice CahezCrédit photo : Fabrice Cahez

En cette rentrée, il n’est pas une journée sans nouvelle provocation de la part des dirigeants des instances cynégétiques et des élus qui les soutiennent : grande campagne visant à faire croire que les chasseurs sont les premiers écologistes de France ; annonce de la réouverture des chasses présidentielles ; cadeaux fiscaux aux plus riches d’entre eux avec la baisse du prix du permis national ; subventions scandaleuses de la part de certaines collectivités ; déclarations méprisantes de la part de responsables cynégétiques ; braconnage assumé publiquement dans la presse ; combats permanents contre la protection des espaces naturels et des espèces comme les prédateurs dont les mustélidés ; prosélytisme dans les écoles…

Le tout sous la bienveillance manifeste de quelques élus en quête de voix, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’État. Les sondages sont constants, les Françaises et les Français ne se reconnaissent pas dans ces excès de violence car ils en connaissent la réalité et les conséquences :

  • 100 à 200 accidents de chasse par an, avec 10 à 20 morts chaque année dont des promeneurs et des randonneurs ;
  • Des pratiques barbares infligeant des souffrances inacceptables aux animaux : déterrage des blaireaux, utilisation de la glu, écrasement et étranglement des passereaux, conditions déplorables de détention des appelants, chasse à courre, etc. ;
  • De trop nombreux responsables cynégétiques pris la main dans le sac pour braconnage ;
  • 15 millions d’animaux d’élevage lâchés dans la nature afin d’être tirés comme au ball-trap ;
  • Des espèces en mauvais état de conservation pourtant chassées, dont 20 espèces d’oiseaux inscrites sur les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ;
  • 6 000 tonnes de plomb déversées dans la nature chaque année avec des conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement (sans parler des dizaines de milliers de cartouches abandonnées) ;
  • Des secteurs entiers interdits à la promenade comme si la nature n’appartenait qu’aux porteurs de fusils.

Ça suffit ! Fortes de la confiance et de l’attente des Françaises et des Français, nos organisations exigent sans attendre :

  • De remettre le permis de chasse national à son prix initial ;
  • La fin des pratiques cruelles et moralement inacceptables, en particulier : la chasse à courre, la vénerie sous terre des renards et blaireaux, les piégeages dits « traditionnels » et la persécution des animaux considérés comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement appelés « nuisibles ») ;
  • L’obtention du dimanche sans chasse pour un meilleur partage de l’espace public ;
  • L’arrêt de l’élevage et des lâchers d’animaux à seule fin cynégétique ;
  • Le retrait des espèces en mauvais état de conservation des listes chassables ;
  • Le remplacement du plomb par l’acier dans les munitions ;
  • La multiplication des contrôles et le renforcement des sanctions à l’encontre des contrevenants ;
  • L’abandon du projet de réouverture des chasses présidentielles ;
  • L’interdiction du prosélytisme de la chasse et des armes dans nos écoles.

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