La France doit s’appuyer sur cet avis et interdire certaines pratiques de pêche dans les zones concernées de son territoire au cours de l’hiver. 

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Selon l’observatoire Pelagis, depuis le 1er janvier 2020, près de 10.000 dauphins ont péri asphyxiés dans les filets de pêche tandis que 1089 cadavres de ces cétacés se sont échoués sur les côtes françaises du golfe de Gascogne, dont 88% portaient des marques flagrantes de capture comme l’ont constaté de nombreux bénévoles de la LPO. L’immense majorité (90%) des victimes appartient à l’espèce Dauphin commun (Delphinus delphis), menacée et théoriquement protégée par la loi.

Face à cette situation dramatique, l’avis (à lire ICI en anglais) délivré hier par le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) composé de plus de 1.500 scientifiques principalement européens, indique que la seule mesure efficace consiste à fermer les zones de pêche concernées par ces massacres au cours de l’hiver, du 15 janvier au 15 mars, et selon divers scénarii. Cet avis est destiné à la Commission Européenne chargée d’instruire la plainte déposée par 26 ONG européennes, dont la LPO.

De telles fermetures spatio-temporelles doivent en outre être assorties d’obligations pour les chaluts pélagiques de s’équiper de systèmes d’effarouchement acoustique (pingers) pendant toute l’année, ainsi que d’incitations coercitives pour que les pêcheurs déclarent les captures de mammifères marins. Bien qu’obligatoires depuis le 1er janvier 2019, ces déclarations sont très loin d'être systématiquement effectuées.

La LPO constate que les mesures prises précédemment par le gouvernement français afin de réduire les captures meurtrières sont insuffisantes car inefficaces. La LPO rappelle que c’est la survie des Dauphins communs du golfe de Gascogne qui est en jeu et soutient donc l’avis historique des scientifiques du CIEM face à l’inaction des Etats membres de l’Union Européenne. 

 

 

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