La Commission européenne doit décider de la ré-autorisation du glyphosate. Le lobbying de l’industrie chimique sera intense… Mais les citoyens peuvent changer les choses !

La contamination des eaux menace la vie aquatique et des études ont montré que les herbicides contenant du glyphosate peuvent être toxiques pour les grenouilles et les crapauds. Grenouille verte (Rana esculenta) – Crédit photo : Christian Aussaguel La contamination des eaux menace la vie aquatique et des études ont montré que les herbicides contenant du glyphosate peuvent être toxiques pour les grenouilles et les crapauds. Grenouille verte (Rana esculenta) – Crédit photo : Christian Aussaguel

Un produit classé cancérigène

Le glyphosate est un herbicide élaboré par Monsanto en 1974. Sa toxicité pour l’Homme et pour l’environnement suscite de nombreux débats, et les études à ce sujet se suivent et se contredisent.

En mars 2015 cependant, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réuni 17 experts pour examiner toutes les études disponibles… Et le glyphosate a été classé comme cancérogène probable pour l’Homme.

En 2016, la Commission européenne envisageait de ré-autoriser l’usage de cet herbicide pour 15 ans, mais au vue de la mobilisation record de milliers d’européens, la durée a été finalement revue à 18 mois. Un grand pas à la hauteur de la mobilisation citoyenne attendue.

Objectif : 1 million de signatures pour faire entendre l’opposition

Logo Stop glyphosateAlors que nous sommes parvenus au terme de ces 18 mois, une Initiative Citoyenne Européenne, intitulée « Arrêtons le glyphosate » et soutenue par plus de 54 associations à travers toute l’Europe, appelle à s’opposer définitivement à l’autorisation du glyphosate.

À cet effet, cette initiative citoyenne invite à :

  • Interdire les herbicides à base de glyphosate, dès lors que des liens ont été établis entre une exposition à ceux-ci et l’apparition de cancers chez l’Homme et que l’utilisation de ces produits a provoqué des dégradations des écosystèmes,
  • Faire en sorte que l’évaluation scientifique des pesticides aux fins d’une approbation par les autorités de régulation de l’UE s’appuie uniquement sur des études ayant été publiées, commandées par les autorités publiques compétentes et non par l’industrie des pesticides,
  • Fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides en vue de parvenir à un avenir exempt de pesticides.

Pour vous opposer à la ré-autorisation du glyphosate, signez l’Initiative.

Partager