L’Outarde houbara (Chlamydotis undulata undulata) est une espèce rare et menacée, qui est protégée par la loi tunisienne et plusieurs conventions internationales dont la Tunisie est signataire.

Outarde houbara. MChristine et Jean ChampionOutarde houbara. Christine et Jean ChampionCeci n’a pas empêché la quasi-extermination de la population tunisienne de l’Outarde houbara vu que le braconnage pratiqué par les émirs des pays du golfe a été autorisé pendant plus de 20 ans par le régime Ben Ali.

Depuis le début du mois de novembre d'importantes préparations pour de nouvelles campagnes de braconnage de la faune sauvage dans le Sud tunisien ont été constatées. Sans tarder, l’Association « Les Amis des Oiseaux » (AAO) a informé les autorités et la société civile du risque imminent de braconnage et a organisé en partenariat avec d’autres associations environnementales une conférence de presse.

Tous les appels aux autorités tunisiennes sont à ce jour restés sans réponse. L'association demande au Président de la République et au gouvernement actuel de prendre position et de faire respecter les lois tunisiennes en matière de conservation de la faune sauvage et en particulier des dernières Outardes houbara.

Les Amis des Oiseaux.

Signez la pétition.

L’Association « Les Amis des Oiseaux » (AAO) de Tunisie milite depuis sa création pour la protection de la nature et de l’avifaune en particulier. C’est ainsi, et après plusieurs années de protestations, que l'association a organisé du 5 au 8 février 2004 à Tunis le 1er atelier régional pour l’élaboration d’un plan d’action relatif à l’espèce nord-africaine de l’Outarde houbara Chlamydotis undulata undulata.

Le projet a invité 29 participants dont un représentant gouvernemental et un représentant d’un organisme non gouvernemental des 5 pays concernés (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte) ainsi que d’autres experts. Sur la base des discussions et des recommandations émanant de cette réunion, un plan d’action a été élaboré en 2005, mais n’a pas été malheureusement appliqué en Tunisie jusqu’à présent.


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