L’ASPAS, la LPO et l’ASFA dénoncent la chasse d’espèces menacées d’extinction : la Grive à pieds jaunes et le Pigeon à couronne blanche.

Grive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) - Crédit photo : Stéphane MorinGrive à pieds jaunes (Turdus lherminieri) - Crédit photo : Stéphane Morin

Vous aussi, opposez-vous à cette chasse qui porte une atteinte grave à la biodiversité riche et fragile de la Guadeloupe. Attention, la consultation est ouverte jusqu’au 9 juin inclus.

Les projets d’arrêtés relatifs à la chasse en Guadeloupe et à Saint Martin pour la saison 2017-2018 sont disponibles sur le site internet de la préfecture de la Guadeloupe.

Pour participer, écrivez à cette adresse : chasse.guadeloupe@developpement-durable.gouv.fr

Vous pouvez personnaliser votre participation en vous appuyant sur les éléments suivants :

La Grive à pieds jaunes est une espèce endémique des Petites Antilles et n’est plus observée que dans 3 îles au monde (Dominique, Montserrat et Guadeloupe, elle semble avoir disparu de l’île de Sainte-Lucie).

L’espèce est inscrite sur la liste rouge de l'UICN, qui lui attribue le statut d’espèce « vulnérable » c’est-à-dire confrontée à un risque élevé d'extinction à l'état sauvage au niveau mondial.

Cette espèce endémique est protégée partout, sauf en Guadeloupe.

Le Pigeon à couronne blanche est sur le point de s’éteindre en Guadeloupe. Il est classé « en danger » sur la liste rouge de l’UICN, c’est-à-dire 2 échelons avant l’« extinction » totale ! Autoriser sa chasse en pleine période de reproduction est irresponsable et illégal.

Ces espèces subissent déjà de nombreuses atteintes qui ne cessent de s’accroître : dégradation de leur habitat naturel et régression de leur aire de répartition, contamination au chlordécone, concurrence avec de nouvelles espèces, diminution des échanges entre populations…

Il n’existe à ce jour aucune étude fiable sur l’état précis, la dynamique et les densités de leurs populations. Interdire leur chasse n’aura aucune conséquence néfaste, l’autoriser risque d’entraîner leur disparition.

Il est temps de passer des paroles aux actes et de tout mettre en œuvre pour que soit réellement préservée la biodiversité riche mais fragile des Antilles.

La faune sauvage, l’ASFA, la LPO et l'ASPAS comptent sur votre mobilisation !

Merci d'avance pour votre participation.

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