C’est dans les bassins de la station de lagunage, système naturel de traitement des eaux usées, que l’espèce a élu domicile !

Cistude d'Europe (Emys orbicularis) - Crédit photo : Stéfane GautierCistude d'Europe (Emys orbicularis) - Crédit photo : Stéfane Gautier

Autrefois présente sur de grands territoires dans toute l’Europe, la Cistude d’Europe est aujourd’hui en déclin sur l’ensemble de son aire de répartition et occupe des zones de moins en moins étendues.

Cette tortue d’eau douce s’observe encore principalement dans la Camargue et le sud du Var, la petite Camargue gardoise, les marais néo-aquitains (Brouage, Double, landes de Gascogne) ainsi que la Brenne, le Bourbonnais et la Corse.

Cette forte régression en fait maintenant une espèce menacée qu’il faut sauvegarder.

Très farouche, cet animal à sang froid affectionne les endroits calmes et bien ensoleillés. Aux premiers rayons de soleil, il s’installe sur les berges ou les troncs d’arbre pour prendre de longs bains de soleil. Et au moindre bruit suspect, il plonge se réfugier dans l’eau.

À la fois charognard et prédateur, ce petit reptile se nourrit principalement d’invertébrés aquatiques, de poissons morts et d’insectes tombés dans l’eau, mais aussi occasionnellement de petits amphibiens et de plantes aquatiques.

On estime la population à plus d’une centaine d’individus, dont 10 à 20% de juvéniles, ce qui prouve la bonne vitalité de cette population.

Sa présence sur cette station de lagunage d’une aire d’autoroute située en Charente-Maritime en dit long sur les facultés d’adaptation de l’espèce, qui a trouvé ici un milieu propice à sa reproduction.

La LPO a équipé dix d’entre elles (4 mâles et 6 femelles) avec des émetteurs spécialement conçus pour le suivi des tortues aquatiques. L’objectif ? Vérifier si elles hivernent et se reproduisent sur la zone, et identifier les sites de ponte.

Partager