Participez dès à présent à la consultation publique pour dire non au tir de 150 000 oiseaux en France sur trois ans !

Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) - Crédit photo : A. Boullah / LPOGrand cormoran (Phalacrocorax carbo) - Crédit photo : A. Boullah / LPO

Le ministère de la Transition écologique  propose à la consultation des citoyens jusqu’au 31 juillet 2019, le projet d’arrêté visant à tirer 50 000 Grands cormorans par an (soit 150 000 sur 2019-2022) sur le territoire national et cela pendant 3 ans. Une espèce pourtant protégée au niveau national et européen !

Lors de la précédente consultation publique de 2016 nous avons,  grâce à votre participation, réussi à faire baisser le nombre de cormorans tués. Aujourd’hui, nous avons à nouveau besoin de vous !

Le Ministère cherche à justifier le tir des grands cormorans du seul fait de son régime alimentaire piscivore : prédation sur les poissons élevés dans les piscicultures et, sur certaines populations de poissons protégés en eaux libres (cours d’eau).

S’agissant des piscicultures, la revendication de pouvoir protéger son activité est légitime dès lors que les dégâts sont importants et que les alternatives aux tirs ont été mises en œuvre sans succès ou s’avèrent impossibles à réaliser (mesures de protection des exploitations type filets…).

Pour les eaux libres en revanche, le tir n’apparait pas justifié car aucune étude ne prouve que la prédation du grand cormoran menace la conservation des poissons patrimoniaux protégés.

Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN)  a d’ailleurs rendu le 19/06/19 un avis DEFAVORABLE à l’unanimité de ses membres.

Nous vous invitons à répondre défavorablement à ce projet d’arrêté afin d’empêcher la mise en place de cette nouvelle dérogation.

Voici des arguments à utiliser dans vos observations. Merci pour votre mobilisation avant le 31 juillet et n’hésitez-pas à inviter vos proches à faire de même !

  • Le quota de 150 000 oiseaux à tuer sur 3 ans est disproportionné et représente la moitié de la population hivernante en France
  • L’Etat ne démontre pas que les tirs soient efficaces et diminuent l’impact des grands cormorans tant sur les plans économique qu’écologique si tant est que des dégâts soient prouvés;
  • Sur les eaux libres,  le prélèvement proposé dépasse 21 000 cormorans en 3 ans alors que l’espèce  s’alimente essentiellement de proies abondantes tels les cyprinidés voire des espèces exotiques (poissons-chats, Perche-soleil). Le motif de la prédation de poissons protégés doit donc être écarté ;
  • Les menaces pesant sur les poissons protégés reposent principalement sur d’autres facteurs tels que la qualité de l’eau, la présence de barrages voire la prédation par des espèces exotiques comme le Silure.
  • La réglementation impose de rechercher des solutions alternatives notamment des mesures de prévention (effarouchements, filets protecteurs…) et d’envisager le tir qu’en dernière solution quand celles-ci n’ont pas donné satisfaction.
  • Pour les départements côtiers de la Manche et d’une partie de l’Atlantique, la régulation par tir des grands cormorans porte sur la sous-espèce Phalacrocorax carbo Sinensis (dite continentale). Elle va pourtant inclure de fait (car la distinction entre les deux sous-espèces est très difficile), la sous-espèce carbo (dite maritime) et nicheuse de Bretagne et des Pays de la Loire qui, elle, est intégralement protégée et en diminution.

Plus d’informations

Lien avec la consultation publique

Lien avec le projet d’arrêté de régulation des grands cormorans

Lien avec l’avis défavorable du CNPN

Et lien pour déposer vos commentaires

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