Face à ce constat alarmant soutenez la LPO dans son combat pour la promotion d’une agriculture durable et contre la chasse des espèces en déclin.

Alouette des champs (Alauda arvensis) – Crédit photo : Fabrice CahezAlouette des champs (Alauda arvensis) – Crédit photo : Fabrice Cahez

Ce 20 mars 2018, le Muséum national d’Histoire naturelle et le CNRS de Chizé rendent publics les données de 2017 confirmant la disparition dramatique des oiseaux dans les campagnes françaises. Les chiffrent témoignent malheureusement de la régression de nombreuses espèces des milieux agricoles, avec une réduction de plus d’un tiers en 15 ans : des espèces spécialistes comme le Bruant ortolan ou l’Alouette des champs ont perdu 30% de leur effectif en 15 ans, alors que le chiffre monte à 80% chez la Perdrix rouge, dans le département des Deux-Sèvres plus spécialement suivi par le CNRS.

La LPO rappelle également qu’elle vient à peine d’arriver à faire stopper le braconnage des Bruants ortolans, et que l’alouette est toujours piégée sous prétexte de « chasse traditionnelle » dans le sud-ouest de la France. Faudra-t-il qu’elle rejoigne la triste liste des 20 oiseaux en mauvais état de conservation -inscrits comme tels sur les listes rouges de l’UICN- et pourtant chassées en France, pour prendre les mesures qui s’imposent ?

Changement du modèle agricole notamment à l’occasion de la future nouvelle PAC, fin des prélèvements d’espèces en mauvais état de conservation, lutte contre l’artificialisation… le gouvernement connait les réponses à apporter. Les français refusent le printemps silencieux qu’on veut leur imposer.

Pour rappel Emmanuel Macron s’était engagé pendant la campagne il y a presque un an à « demander au Ministre en charge de l’environnement d’étudier la signature d’un arrêté modifiant la liste des espèces gibiers en y retirant toutes les espèces en mauvais état de conservation ». Rien n'a été fait à ce jour.

Dans son combat pour la préservation de la nature, la LPO s'engage dans la promotion d’une agriculture durable : campagne européenne de promotion d’une Politique agricole commune plus vertueuse, gestion d’espaces Natura 2000, lutte contre les néonicotinoïdes… Elle travaille également sur le terrain, avec le réseau d’associations locales LPO, directement auprès des agriculteurs volontaires pour les guider dans l’accueil de la biodiversité au sein de leurs exploitations.

Depuis les années 1990, un dispositif de veille des oiseaux communs a été mis en place par le MNHN, le programme STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), qui s’appuie sur la participation de nombreux ornithologues amateurs et professionnels. Par l’intermédiaire de son réseau de bénévoles, et de nombreuses associations sur le terrain, la LPO participe activement à des dispositifs de surveillance de l’avifaune commune, comme le STOC.  

Le STOC produit des indicateurs annuels sur l’abondance de plusieurs espèces qui se répartissent dans plusieurs grands types de milieux (urbains, forestiers, agricoles).

Cette disparition massive des oiseaux communs est concomitante avec l’intensification des pratiques agricoles depuis 25 ans. La généralisation des pesticides et des néonicotinoïdes entrainent la disparition des insectes, principale source de nourriture des oiseaux en période de reproduction.

Face à ce constat le programme Refuge est l’une des réponses concrètes qui permet à tout un chacun d’agir concrètement en s’engageant à gérer son jardin ou son espace vert de manière écologique et notamment en supprimant l’usage des produits phytosanitaires. Un guide technique Refuge LPO est disponible afin de vous accompagner vers le « 0 phyto ».

Découvrez les témoignages vidéos des retours d’expérience présentés lors du colloque 2017 « Objectif 0 phyto ».

Aujourd’hui commence la Semaine pour les alternatives aux pesticides, nous vous invitons à participer aux nombreux événements prévus partout en France : www.semaine-sans-pesticides.fr.

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