Les populations ayant connu un fort déclin dans les années 1970, c'est désormais avec joie que la LPO suit de près la croissance de la population de cette espèce et les nouvelles naissances de l'année.

Cigogne blanche (Ciconia Ciconia) - Crédit photo  Michel CaupenneCigogne blanche (Ciconia Ciconia) - Crédit photo Michel Caupenne

En 1974, la Cigogne blanche est au bord de l'extinction. La France n'abrite plus que 11 couples nicheurs dont 9 en Alsace. L'effondrement des populations s'explique principalement par les grandes sécheresses sahéliennes qui entrainent une baisse du taux de survie annuelle en parallèle du développement des armes en feu dans ces pays africains. Face à ce déclin dramatique, des ornithologues et passionnés se mobilisent.

En Alsace-Moselle, en Suisse, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, la méthode, dite des enclos, consistant à réintroduire des cigognes (notamment avec des oiseaux du Maghreb) ayant passé 2 à 3 ans en captivité, est mise en place. Cette action se traduit par des résultats concrets et satisfaisants.

La seconde solution, adoptée avec succès en Charente-Maritime, consiste à mettre en place des supports artificiels (plateformes de nidification) afin de pallier le manque de lieux propices à l'installation de nid.

En Charente-Maritime, elle niche pour la première fois en 1962 et, jusqu'en 1967, 1 à 3 couples s'installent chaque année. Après une période d'interruption de près de dix ans, un premier couple revient nicher spontanément en 1978.

Face à la disparition des ormes, atteints de la graphiose, qui abritaient les premiers nids, de nombreuses plateformes sont installées dès 1978 par le Groupe Ornithologique Aunis Saintonge (GOAS) et la LPO, principalement en marais de Brouage, puis dans les prairies humides de la Vallée de la Charente et du pays Rochefortais.

Désormais et grâce à ces actions, notre pays compte plus de 2 500 couples en 2014, dont 452 en Charente-Maritime (904 jeunes à l'envol), 421 couples dans le Haut-Rhin (640 jeunes à l'envol) et 329 couples dans le Bas-Rhin (618 jeunes à l'envol).

Les ornithologues de la LPO espèrent que ces premières naissances observées mi-avril à Brouage annoncent le succès de cette nouvelle saison de reproduction !

Le suivi de la reproduction en Charente-Maritime est réalisé grâce au soutien technique et financier

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