La France porte une responsabilité majeure en termes d'enjeux de conservation pour l'espèce mais également pour les espaces fréquentés.

Bernache cravant (Branta bernicla) – Crédit photo : Sébastien DalloyauBernache cravant (Branta bernicla) – Crédit photo : Sébastien Dalloyau

Le Réseau National Bernache : qu’est-ce que c’est ?

Le Réseau National Bernache représente l'un des dispositifs de suivi ornithologique parmi les plus anciens contribuant à enrichir les connaissances sur les oiseaux et, en particulier, les Bernaches cravants. Il s'est constitué en France au cours des années 1970 dans le cadre des groupes de travail réunissant des scientifiques et des experts au sein d'une organisation européenne, qui deviendra 20 ans plus tard : Wetlands International. Ainsi, le Goose Specialist Group (Groupe d'experts des oies) s'attache à centraliser les connaissances et résultats scientifiques portant sur les oies arctiques, initialement à l'échelle euro-sibérienne et désormais étendu à l'ensemble de l'hémisphère nord.

C’est dans ce contexte que chaque hiver, de septembre à avril, l'ensemble des sites qui accueillent les bernaches sont dénombrés mensuellement par les ornithologues du Réseau National Bernache.

La Bernache cravant : qui est-elle ?

La Bernache cravant est la plus maritime des oies. En effet, de mai à août, elle niche exclusivement sur le littoral situé au Nord de la Sibérie, Svalbard, Groenland et Haut Arctique Canadien. Puis de septembre à avril, cette petite oie vient hiverner le long des côtes européennes, dans les baies et estuaires abrités du Danemark, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de l'Angleterre et de la France.

Quels constats ?

Le littoral français s'est progressivement révélé comme étant l’un des sites majeurs d’accueil des Bernaches cravants au sein de l'aire de la distribution européenne. Lors de la dernière saison hivernale, la France a accueilli près de 60% de la population euro-sibérienne, mais selon les années cela peut représenter jusqu'à 76%.

En tant qu’indicateur du milieu dans lequel ils évoluent, les oiseaux fournissent une photographie de l’état de santé de celui-ci. En effet, la raréfaction de la biodiversité souligne que les mécanismes biologiques propices aux espèces ne répondent plus, ou moins, à leurs besoins écologiques.

Nous savons que la bernache s'alimente quasi exclusivement sur de vastes herbiers de Zostères qui constituent eux-mêmes des habitats littoraux très fragiles et portent une richesse et une diversité à forte valeur biologique. Et depuis l'existence des dénombrements systématiques, la population a énormément fluctué avec une situation dans les années 1930 proche de l'extinction. Les effectifs se sont progressivement reconstitués jusque dans les années 1990, et depuis ils déclinent de nouveau.

La France porte ainsi une responsabilité majeure en termes de conservation pour l'espèce mais également pour les espaces qu’elle fréquente.

Plus d’informations

Téléchargez le bilan 2019 – 2020 des bernaches hivernant en France

 
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