À partir du 7 avril, venez découvrir le symbole de la LPO à notre station de l’Ile Grande !

macareux moine christian taillandier 650Macareux moine (Fratercula arctica) – Crédit photo : Christian Taillandier

Aux Sept-Îles, ce n’est pas le retour des hirondelles que l’on guette mais celui des macareux ! À partir de la deuxième quinzaine de mars et jusqu’à la mi-juillet, le Macareux moine revient à terre pour se reproduire et nourrir son poussin.

Un oiseau curieux et attachant

Seul macareux présent dans l’Atlantique, on le reconnait aisément à sa tête ronde et son gros bec coloré, à tel point qu’on le surnomme le « perroquet de mer » ! Curieux de nature, sa manière unique de marcher et ses multiples mimiques une fois à terre lui ont valu une célébrité mondiale. Ses ailes ne sont pas en reste, car même moqué pour son vol frénétique, elles lui permettent de nager puissamment et efficacement, plongeant jusqu’à 60 mètres de profondeur s’il le faut. Il préfère cependant pêcher en apnée à 10 ou 15 mètres de la surface, pouvant alors parcourir 50 mètres en 10 secondes avant de remonter !

C’est à cette occasion qu’on peut le voir revenir à terre le bec chargé de prises pour son nouveau-né, lui faisant alors cette « barbe » si typique. Son unique poussin éclot dans une galerie que ses parents ont le plus souvent creusée spécialement pour lui, et va être ainsi nourri pendant 40 jours. C’est d’ailleurs le temps nécessaire à ses deux parents pour le couver, ou plutôt à le garder sous une aile faute de plaque incubatrice !

Le Macareux moine est menacé de disparition en France

Cette stratégie de reproduction lente (dite stratégie K) est cependant risquée. Tant que les populations de poissons étaient suffisantes, les macareux ne couraient pas grand risque. Mais aujourd’hui, la surpêche et le réchauffement climatique menacent la nourriture des parents et surtout du poussin, réduisant sensiblement la reproduction. . L’espèce entière est aujourd’hui en danger, ce d’autant que les parents sont toujours victimes de la chasse (surtout en Islande et aux îles Féroé) et des filets maillants, qui les prennent par erreur.

À la réserve naturelle des Sept-Îles, même si la chasse et la perturbation des macareux est interdite et que des mesures de protection et de surveillance multiples sont appliquées, on compte à peine 200 couples de calculots (comme on les appelait localement) qui reviennent chaque année.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cette colonie risque de disparaître. En 1912 déjà, des chasseurs revenaient chaque année tuer en masse une proie facile qui ne craint pas vraiment l’homme. Les populations étaient alors passées en quelques années de 15 000 couples à 400. Dès 1911, le lieutenant Hémery témoigne des horreurs commises, décrivant de véritables charniers. C’en est trop pour Albert Chappellier et Louis Magaud d’Aubusson, qui fondent le 26 janvier 1912 la LPO. Ils obtiendront quelques mois après que cette chasse soit interdite (le Macareux moine était protégé par la loi), et adopteront alors le macareux comme symbole en souvenir de cette victoire. Dans la foulée, la première réserve classée de France sera créée, devenue depuis réserve naturelle et que la LPO gère encore aujourd’hui.

Vivez la réserve au plus près et en direct à notre station de l’Ile Grande

Dès le 7 avril, la station vous ouvre ses portes tous les après-midi, du lundi au vendredi. Vous y ressentirez l’atmosphère unique de la réserve comme si vous y étiez ! L’expérience est en effet multisensorielle : visuelle d’abord, avec notre falaise grandeur nature et ses maquettes à taille réelle d’oiseaux marins. Un film de présentation des Sept-Iles y est projeté,  retraçant notamment son histoire.

Auditive et tactile également, il vous suffit de vous rendre dans la grotte de la falaise pour découvrir et connaître des chants d’oiseaux et pouvoir apprendre par le toucher à quoi ressemble la faune de la réserve. Le site est agrée (tourisme et handicap) pour l’accueil de personnes en situation de handicap, principalement mental et moteur (mais se tient à disposition des malvoyants et malentendants). Le clou du spectacle reste cependant la vision des quelques 20 000 Fous de Bassan de l’île de Rouzic, retransmis en direct sur grand écran.

La station propose également un large choix de documentaires à consulter sur place, et ponctuellement des films thématiques. Au-delà des îles, un espace a été dédié aux mers environnantes (leur biologie et leur écologie), mais aussi ce que la notion d’aires marines protégées implique.

Et n’hésitez pas à venir ou revenir en juillet et août, des excursions en bateau sont organisées et commentées par un guide de la LPO. C’est alors le ballet inoubliable de 25 000 oiseaux marins en pleine activité devant vos yeux !

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